24/11/2012
1966 - The Fabulous French Singing Star


En 1966, le premier 33 tours de Mireille Mathieu "En direct de l'Olympa" a connu une version américaine sous le titre "The Fabulous New French Singing Star".
Les deux albums nous offrent douze chansons, à la différence que l'album français (Barclay) contient "Celui que j'aime", "Est-ce que tu m'aimeras", "Un homme et une femme" et "Et merci quand même" ; l'album américain (Atlantic) : "Quelque chose de merveilleux", "Je suis là", "Mr. Jack Hobson" et "Je veux".
Une version israélienne proposait les mêmes titres que l'album Atlantic, mais avec une photo différente.
Les quatre chansons absentes sur l'album français sont reprises dans la vidéo plus bas. Je ne pense pas qu'elles aient jamais figuré sur une compilation ou un quelconque 45 tours. Who knows ?

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22/11/2012
Son 1er 45 tours

Plus de 1 335 000 d'exemplaires sont vendus.
Le salaire des larmes, d'une multitude d'heures d'un travail acharné ininterrompu,
écrira Christian Page (Mireille Mathieu - Bréa Editions, p. 50).
Jacqueline Cartier en parle dans "Oui, je crois" (Laffont - pp. 176-177.
"Mon Credo - Le 45 tours" (cliquez ici)
"The Fabulous French Singing Star" (cliquez ici)


1 335 000 exemplaires vendus ! "Oui, je crois". Ce sont les premières paroles de ce premier 45 tours tant attendu, dont la pochette laisse exploser un bonheur juvénile auquel on adhère. La frange de la "petite" est signée "Elrhodes, le nouveau coiffeur chic et branché de la planète du show biz. Au recto : Mireille pose avec Marcelle, Roger et tous les siens, autour de la table de la salle à manger à Avignon. Sous la photo, il nous est sobrement indiqué que Françoise Dorin, Francis Lai et François Rauber, orchestrateur de Jacques Brel, ont apporté leur contribution et un peu de leur univers à ce vinyle qui deviendra collector.
(Source : E. Bonini, "La véritable Mireille Mathieu")
Titres sur le 45 tours : C'est ton nom (F. Lai - F. Dorin) - Ne parlez plus (Jil et Jan) - Mon Credo (S. Pascal - P. Mauriat) - Ils s'embrassaient (G. Magenta - S. Lebrail)
Le paradoxe est bien présent avec ce 1er disque de Mireille puisque "Mon Credo" figure sur la face B du disque. Or, dès le début c'est la chanson qui s'est imposée. Aujourd'hui encore je n'ai pas compris ce qui justifiait cet ordre sur le 45 tours puisque la promotion s'est axée sur "Mon Credo".
"C'est ton nom" était énormément appréciée par le public, la radio la passait bien souvent.
Les quatre chansons de ce 45 tours n'ont pas laissé indifférents ceux qui deviendraient rapidement fan de "la petite". "Ne parlez plus" avait des accents de "protest song" qui étaient dans vent à l'époque. Qui ne se souvient du "je proteste contre ceux qui ne protestent pas" d'une dénommée Stella (voir YouTube plus bas) ?

James. - Lors du passage à l'Olympia de MM, le verso de la pochette présentait un plan d'Avignon avec les lieux strategiques de la vie de MM. Il me semble aussi avoir entendu dire que Mireille n'était pas fan de cette chanson au départ et qu'elle lui préférait "C'est ton nom"... comme quoi...
Wolfgang. - Salut Rico, - Peut-être une idée, une explication, qui pourra calmer un peu ton étonnement concernant l'ordre des titres du 1er disque. Ceux qui rêvaient encore d'une nouvelle "Piaf" étaient certainement plus satisfait avec des titres comme "C'est ton nom", "Ils s'embrassaient" et "Ne parlez plus" - mais la promo s'appuyait peut-être plus sur "Mon crédo" parce que Johnny Stark voulait dès le début mettre un accent sur la diversité de Mireille ?? Amicalement - Grüße W."
Ricochet @ James. - Je l'ignorais. Merci pour ce complément d'information intéressant. Je ne pense pas que Mireille n'aimait pas cette chanson, mais qu'elle trouvait que "C'est ton nom" était plus facile à chanter, bien que... (voir "Oui, je crois" de Jacqueline Cartier, pp. 176-177). A ce sujet je me suis toujours étonné du problème que posait "Mon Credo", surtout s'il est vrai que Mireille a reçu des cours de chant intensifs de Mme Laure Collière avant de monter à Paris. @ Wolfgang. - Il est possible que Barclay ait raisonné ainsi, mais c'est dommage car cet "acte de foi" constituait une belle ouverture de carrière, d'autant plus qu'elle donnait le "ton" Mireille Mathieu. Commencer sa carrière en flèche avec la face B de son 45 tours faut l'faire ! Je ne sais pas s'il y a beaucoup d'exemples similaires.
23:45 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mon credo, mon crédo, eddy barclay, 1966, cd, disque |
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16/11/2012
MM et Hugues Aufray

(1966, 1er Olympia - Photo Platine)
"Hugues Aufray, la vedette du spectacle, arrive avec ses musiciens. L'année dernière, il était en tournée avec Sylvie Vartan. Je l'adore tout de suite, parce qu'il a l'air d'un grand cow-boy très fin, si fin qu'il pourrait se poser derrière un bouleau... A la répétition, je suis impressionnée. C'est une musique gaie, mélancolique, mais qui sent bon les grands espaces. Qu'il prenne sa guitare, son harmonica ou son pipeau. Il a le profil d'un aigle en peau de daim. La voix voilée est très prenante, qu'il chante Y avait Fanny ou N'y pense plus, tout est bien. J'aimerais bien chanter celle-là." ("Oui, je crois" - Jacqueline Cartier)
N.B. - Mireille n'a pas enregistré "N'y pense plus, tout est bien", mais "Le Rossignol anglais" que l'on trouve sur le 3e CD du coffret Platinum Collection (Abilène disc/EMI - 2005).
00:54 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le rossignol anglais, olympia, 1966, hugues aufray, ricorétro |
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07/11/2012
Mireille Mathieu en 1966 - ORTF

Mireille Mathieu chante L'Hymne à l'amour chez Raymond Marcillac en 1966 (ORTF)
Andrès. - Actuellement Mireille chante avec passion les chansons de Piaf d'après certain mais personnellement je préférais quand elle était sous son influence car là elle les interprétait avec plus de ferveur, ce qui convient mieux à ce genre de chanson.
09:46 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ortf, 1966, raymond marcillac |
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26/09/2012
La guerre des Piafs 1966...
Reportage d'une quinzaine de minute qui montre à la fois
Georgette Lemaire et plus longuement Mireille Mathieu.
Pas très loquaces nos stars en herbes.
Le maestro Stark parle... Déjà Matite n'est pas loin.
(Merci à Christian Philbert pour l'idée)
13:07 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : piaf, georgette lemaire, 1966, guerre des piafs |
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27/05/2012
Ancienne Belgique (Bruxelles)


L'Ancienne Belgique est un vieux théâtre chargé d'histoires du music-hall et plein de fantômes, de fresques et de portraits. De Chevalier à Distel aujourd'hui, tout le monde est venu chez moi, me dit le directeur, M. Mathonet. (Mireille Mathieu, "Oui, je crois")
Photo "carte postale" offerte à "Avignon" par le blog "C'était au temps où Bruxelles Brussellait" (cliquez ici).


Quelques artistes ayant donné des concerts à l'Ancienne Belgique avant la fermeture en 1971 :
Jacques Brel, Georges Brassens, Catherine Sauvage, Serge Lama, Adamo, Edith Piaf et Théo Sarapo, Catherine Sauvage, Barbara, Ivan Rebroff, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Michel Delpech, Trini Lopez, David Bowie, Gilbert Bécaud, Georges Moustaki, Pierre Perret, Serge Reggiani, Léo Ferré, Jean Vallée, Mireille Mathieu, Sacha Distel, Dione Warwick, Georgette Lemaire, Charles Aznavour...
Passages de Mireille Mathieu à l'Ancienne Belgique (Bruxelles, rue des Pierres) :
- du 25.02 au 02.03.1966 (en première partie [avec Sacha Distel (tête d'affiche) et Dione Warwick]).
- 1967 (Michel Delpech en vedette américaine)
- 1969 (concert - 8 au 11 mars)
- 1970 (concert - 20 au 24 février)
Sources :
- Wikipédia F/E/N, "Mon Credo", "Oui, je crois" (J. Cartier), Ricochet.
- Photo : MM à l'Ancienne Belgique photographiée par Roland Gonda. (Merci Roland pour l'envoi.)
- Carte postale : blog http://sofei-vandenaemet.skynetblogs.be/. (Merci Sophie pour l'autorisation.)

Roland Gonda. - Cette photo, faite par mon ami (hélas décédé) relate bien les années de bonheur pour MM. Elle n'avait rien à dire ; c'était un peu comme les gens du cirque de Moscou avant la tombée du mur. Grand respect pour vous Madame d'avoir toujours opiné de la sorte. Georgette et vous, Mireille Mathieu, je vous aime!".
Blog de Roland "Les amis de Georgette Lemaire" (une artiste qui elle aussi fait partie de l'histoire de l'Ancienne Belgique en y donnant plusieurs récitaux) : http://georgia.unblog.fr ou cliquez ici.


Pendant 35 ans, Georges Mathonet a amusé des générations de Bruxellois. Sa recette du spectacle familial tenait bon la rampe. Les vedettes de la chanson française partageaient l'affiche avec des saltimbanques, sur tapis de musique légère et fond de ripailles breugheliennes (Daniel Couvreur, 4.9.1992 - lesoir.be).Formé par son père, Arthur Mathonet, Georges Mathonet sera animateur-directeur de l’Ancienne Belgique, créée en 1935, durant plus de 36 ans.
C’est à la libération que l'Ancienne Belgique prendra son essor avec une formule originale qui assurera son succès, celle de deux spectacles en un. Durant la première partie passaient des acrobates, des imitateurs et des comiques ; une "vedette anglaise" la clôturait. Dans la seconde partie passait d’abord la "vedette américaine", ensuite la tête d'affiche qui se produisait durant une quarantaine de minutes. Cette formule serait reprise plus tard à l’Olympia, à Paris.
Les représentations se donnaient à raison d’une douzaine par semaine en matinée et en soirée. Les spectateurs étaient assis à des tables et pouvaient ainsi converser et consommer pendant le spectacle. Les murs étaient quant à eux décorés de jolies fresques. L’ensemble créait une atmosphère spontanée et familiale.
Bruno Coquatrix, directeur de l’Olympia en 1955, et George Mathonet, directeur de l’Ancienne Belgique, devinrent rapidement partenaires et collaboreront de façon magistrale durant une dizaine d’années.
A la fin des années 60, Georges Mathonet fut contraint de rénover l’Ancienne Belgique. Le bâtiment devait être consolidé avec du béton. L’investissement financier fut très lourd. En 1971, l'Ancienne Belgique fut déclarée en faillite.
En 1972, et jusqu’à sa mort en 1978, Georges Mathonet sera conseiller-associé au Palais de Beaux-Arts de Bruxelles aux côtés de Pierre Arty.
N.B. - L'Ancienne Belgique n'a été rouverte qu'en 1980. Après des travaux de rénovation commencés en 1993, l'Ancienne Belgique (AB) prend un souffle nouveau en 1998. La salle sera dès lors consacrée aux concerts pop-rock donnés par des artistes et des groupes internationaux.
Sources :
- Dictionnaire de la chanson en Wallonie et à Bruxelles (Robert Wangermée et Pascale Vandervellen).
- Le Soir.be (4.9.1992 - Daniel Couvreur)
- Site AB (www.abeconcerts.be)
- Couvertures des programmes 1969-1970.

Chaque passage à l'Ancienne Belgique, à Bruxelles, est pour Mathieu un test. Les critiques y sévissent plus durement qu'ailleurs, sans l'esprit souvent malintentionné qui sied à leurs confrères français, le baromètre est des plus fiables.
Qu'indique-t-il à Bruxelles, pour exemple, un an après l'envol du Moineau ? Ceci en substance : Si Mireille Mathieu s'est très sensiblement écartée de Piaf, d'aucuns crient "au très fabriqué".
Le journaliste du Soir n'est pas d'accord sur la forme et le fait savoir :
Pourquoi insister sur ce point, pourquoi reprocher à une enfant ce que l'on a toujours admis d'un Chevalier ou d'un Montand ? Et pourquoi quelques spécialistes que son succès dérange manifestent-ils une telle hargne à vouloir nier l'indéniable, c'est-à-dire que Mireille Mathieu existe réellement ? Dans dix ans, on parlera encore de cette petite fille mi-gaie, mi-triste qui, en millionnaire fataliste, dévide interminablement son répertoire, sa nostalgie, sa nostalgie, son répertoire.
(E. Bonini - La véritable Mireille Mathieu)
(cf. Henry Lemaire, Le Soir, 18 juillet 1967)
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28/12/2011
1966 - Premier 33 tours "En direct de l'Olympia"

1966 : Mireille sort son premier 33 tours, "En direct de l'Olympia", chez Barclay (réf. 80330S). Paul Mauriat s'était chargé des arrangement musicaux des 12 chansons. Il dirigeait également l'orchestre. Il ne s'agit pas d'un enregistrement en public.
FACE 1
Mon Credo (A. Pascal - P. Mauriat)
Celui que j'aime (Charles Aznavour)
Est-ce que tu m'aimeras (J.- L. Chauby - B. du Pac)
Pourquoi mon amour (A. Pascal - P. Mauriat)
Le funambule (Jacques Plante)
Et merci quand même (Chaumelle - B. Kesslair)
FACE 2
Viens dans ma rue (A. Pascal - P. Mauriat)
Un homme et une femme (P. Barouh - F. Lai)
Ne parlez plus (Jil - Jan)
C'est ton nom (F. Dorin - F. Lai)
Ils s'embrassaient (S. Lebrail, G. Magenta)
Qu'elle est belle (P. de la Noë - Ahlert - Snyder - Gérald)
Le texte suivant est signé Johnny Stark et figure sur la pochette.
Voici le permier grand disque de Mireille Mathieu. C'est évidemment un important évènement dans sa jeune carrière, mais c'est aussi un anniversaire puisqu'il est la consécration de sa première année d'efforts dans le métier de la chanson.
Il y a un an Mireille Mathieu chantait comme un oiseau sauvage. C'était un diamant brut plein de merveilleuses promesses, mais dont la taille se révélait fort délicate si l'on voulait en faire le plus beau joyeau de la chanson. Ce disque a une valeur historique dans le sens où je peux dire que la première facette du diamant est tailléee.
Mireille Mathieu a fait des progrès considérables aussi bien dans la maîtrise de sa voix que dans l'affermissement de sa personnalité, mais le chemin est encore long avant d'aboutir à l'extraordinaire perfection dont elle est capable. C'est dire que pour moi, Mireille Mathieu n'est qu'une débutante, il ne saurait d'ailleurs en être autrement après une aussi brève carrière.
Ce disque est bon parce qu'il est vrai; il est émouvant parce qu'il est le fruit du travail acharné d'une jeune artiste parfaitement résolue à n'arriver que par son talent.
Mireille Mathieu n'a pas de fans, elle n'a que des amis. Je sais qu'elle les touchera au coeur pendant les douze chansons que voici. Je fais entièrement confiance à la sensibilité et à l'instinct prodigieux du public pour savoir, mieux que quiconque, apprécier les qualités profondes de ce 33 tours.
Martine. - Johnny Stark avait vu juste, comme souvent !
James. - A l'époque j'ai presque été surpris par la présence de UN HOMME ET UNE FEMME. Pour moi celà ne correspondait pas à MM. Dans une interview Mireille parlait timidement de chansons "Modernes" pas modernes, modernes disait-elle et le présentateur précisait rythmées ? Peut-être était-ce de genre de chansons dont Mireille parlait. J'écoute toujours beaucoup LE FUNAMBULE et je me rends compte que NE PARLEZ PLUS peut presque passer pour une chanson engagée !
Je crois me rappeler que Johnny Stark avait précisé que si ce 33 tours n'était pas une version live d'un concert comme le nom de l'album pouvait le laisser croire, il était quand même une version enregistrée à l'Olympia. D'ailleurs, il me semble que si on écoute bien et si on compare les versions 45 tours et celles-ci, on perçoit un 'retour'. Mais c'était il y longtemps et ma mémoire ne me permet pas de donner plus de détails.
Reynald. - Ah que de souvenirs. J'étais un jeune ado et j'ai vu ce disque chez mon disquaire. De nos jours cela n'existe plus, je demandai au vendeur - vous êtes sur que c'est Mireille de Télé-Dimanche car son nom n'est pas sur la pochette ? - Oui bien sûr et il y en aura d'autres avec son nom !
Moment inoubliable pour moi. Merci pour votre travail et bonne Année 2012.
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27/12/2011
Olympia 1966

Bruno Coquatrix a décidé d'offrir à Mireille Mathieu la tête de l'affiche à partir du 15 septembre au 4 octobre 1966. Georges Chelon, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault sont affichés en première partie (ordre de passage sous réserve, voir texte, remarques et commentaires). Le couturier Louis Féraud s'est chargé de sa garde-robes et Paul Mauriat dirigera l'orchestre.
L'Olympia est plein à craquer et lui réserve un accueil de reine. Le Tout Paris est dans la salle : Maurice Chevalier, Aznavour, Eddy Barclay, Fernand Reynaud, Lucien Morisse (qui a découvert Dalida et tant d'autres), Jean-Claude Pascal et bien d'autres artistes. Elle reçoit des télégrammes de Frank Sina, Sammy Davis Jr, Bing Crosby, Fred Astaire, Joan Crawford, Sacha Distel, Adamo, Line Renaud, Dalida, Petula Clark, Hervé Villard et, bien sûr , de ses parents.
Quinze rideaux et des applaudissements frénétiques annoncent la consécration définitive de Mireille Mathieu qui n'imite plus Piaf, mais la continue.
Mireille Mathieu :"J'apparais toute petite sur la grande scène de l'Olympia, le 15 septembre 1966. Bruno Coquatrix m'accueille dans les coulises. J'ai gagné ce soir ! Quelques jours après j'enregistre "Mon Credo", mon premier disque.
"Oui, je crois" (p. 255) : "Bruno Coquatrix a affiché en première partie Georges Chelon, qui est un chanteur délicat, et deux champions de l'Olympia, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Ils ont un tonus qui déborde de la scène dans les coulisses."
Emmanuel Bonini ("La véritable Mireille Mathieu) :A l'Olympia on se souvient de son carton pour son premier passage en vedette, au début de l'automne 1966.
Chansons interprétées :
Mon Credo / Celui que j'aime / Est-ce que tu m'aimeras / Pourquoi mon amour / Le funambule / Et merci quand même / Viens dans ma rue / Un homme et une femme / Ne parlez plus / C'est ton nom / Ils s'embrassaient / Qu'elle est belle.
Remarques
1. Le propos est de Vick Vance, reporter de Paris-Match, et confirmé dans "Oui, je crois" (Editions Laffont, p. 255). Jean-Marc Thibault indique dans son livre "Champagne tiède et biscuits doux" que Mireille passait en vedette américaine. Cette affirmation est corroborée par le programme de l'Olympia.]
2. L'album "Olympia - 50 ans de music-hall (Les Editions Hors Collection, 2003) mentionnent MM pour l'année 1967 qui serait l'année où Mireille se voit confirmée vedette à part entière grâce à l'Olympia 67-68. Je cite "... cette fin d'année (1967) lui permet d'accéder au rang des leader de la chanson populaire française, comme l'avait voulu son mentor." Et plus loin : "Mireille Matheiu en décembre (1967) : le grand écart d'une programmation ouverte à tous les styles."
Sources : Vic Vance "Mireille Mathieu" (Vedette à la une) - Programme Olympia - Jean-Marc Thibault "Champagne tiède et biscuits doux" - "Oui, je crois" (Editions Robert Laffont) - "Olympia - 50 ans de Music-Hall). Site israélien "Mon Credo", Emmanuel Bonini ("La véritable Mireille Mathieu").

1967. Première dédicace de MM pour "Ricochet".

James. - Il me semble qu'en 1966, Mireille Mathieu était vedette américaine de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Avant son passage il y avait Georges Chelon et après elle le duo Roger Pierre et Jean-Mart Thibault. Mireille est souvent passée dans des émissions de RP et JMT par la suite comme dans "Les grands enfants" et a ensuite elle-même accueilli le duo dans ses propres émissions pour des scénettes plutôt inattendues.
Quelques scènes pour illustrer les propos ci-dessus http://www.youtube.com/watch?v=LCtOLiPsxdM, http://www.youtube.com/watch?v=fQ1fEeA8TAQ et http://www.youtube.com/watch?v=nEqFQtuEb3c&feature=re..."
Ricochet & James. - Cela confirme ce qui est écrit dans l'article et en remarque. Christian Page semble être très mal à l'aise pour parler de cet Olympia. Dans son livre il semble faire un amalgame avec l'Olympia 1967 pour étouffer la vérité dans l'oeuf. Je n'y retrouve en effet ni la mention de Georges Chelon ni de RP et JMT, malgré la longueur de l'article (mais peut-être est-ce dû à ma lecture en diagonale). Idem pour le livre de Vick Vance. On dirait d'ailleurs que Christian Page à recopié mot à mot le texte de Vick Vance en l'étoffant un peu. Rien d'étonnant à cette "désinformation" possible si l'on sait que ces deux biographies ont été écrite sur commande de Johnny Stark. "Oui, je crois" est aussi écrit sur commande, mais Jacqueline Cartier ose avancer les premiers pions... L'approche de Mireille Mathieu chez Emmanuel Bonini différente et très laconique, puisque j'y lis la phrase suivante : A l'Olympia on se souvient de son carton pour "son" premier passage en vedette, au début de l'automne 1966. Sans doute a-t-il eu autant de mal que mal pour s'y retrouver... Le Plus étrange, je pense que tous les spectateurs de cette période doivent être au paradis ou ignorent l'existence d'internet car aucun d'entre-eux ne semble avoir assisté au concert. Peut-être faudra-t-il lancer un appel à témoin via Facebook. :-)
James. - Bon, je ne vois pas ce qui peut diminuer le mérite de passer en vedette américaine moins d'un an après avoir débuté, surtout à l'époque! Je crois me souvenir que les premiers Olympia de Mireille étaient des Musicorama et le premier "vrai' Olympia de MM était avec Sacha Distel et Dionne Warwick, où MM levait le rideau. Par contre en 67 elle était en vedette avec en première partie Michel Delpech, me semble-t-il.
Ricochet. - Moi non plus je ne vois pas ce qui peut diminuer le mérite. Tout le monde ne doit pas penser comme nous... A l'Ancienne Belgique (Bruxelles), Michel Delpech faisait effectivement partie de la 1re partie du spectacle, en 1967, avec Gérard Majax et d'autres artiste du music-hall. Pour l'Olympia, attendons l'article suivant.
20:11 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : historico, olympia, roger pierre, jean-marc thibeault, 1966, george chelon |
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21/08/2011
SLC et Mireille Mathieu


Ci-après un résumé de texte lu sur le blog "Cicatrice". Texte intégral, cliquez ici : Les 50 interprètes des années 1963 à 1974 selon SLC.

* Le premier disque de Mireille Mathieu est sorti en février 1966. Avec Mon credo comme locomotive. Rien du côté de SLC. Puis, dans la foulée, deux mois plus tard, Qu'elle est belle ; en septembre, Paris en colère ; en octobre, Et merci quand même.
* En mars 1967 sort Ce soir ils vont s'aimer, ensuite Quand on revient. Longue durée au sommet de The Last Waltz d'Engelbert Humperdick. Cette last waltz va être adaptée par un peu tout le monde. On voit alors le nom de Mireille Mathieu pour la première fois dans les colonnes du hit-parade avec La dernière valse ! Certes, juste une 35e place en janvier 68. La dernière valse fut certainement numéro 1 des ventes de 45 tours, alors que signifiait cette 35ème place chez les "chouchous" ?
* En février 1968 sort J'ai gardé l'accent. La cadence de ses parutions ne faiblit pas (moins de deux mois entre deux 45 tours) et en avril sort Una canzone. Une chanson remarquée aussi par SLC qui lui octroie généreusement une seconde 35e place au mois d'août !
En août encore, Humperdink fait un malheur avec les Bicyclettes de Belsize. Mireille Mathieu s'en empare en septembre ! Pour SLC c'est mieux : la 32e place ! La face B Ensemble obtient la 39e place. SLC le cul entre deux chaises...
Fidèle à sa "cadence", deux mois après sort C'est à Mayerling. Du progrès pour SLC qui la classera 28e ! Toujours dans la fameuse "antichambre"....
* En mars 1969 sortie en mars La première étoile. Et première apparition dans le top 25 de SLC (ce n'était vraiment plus déjà SLC depuis un an), à la...25e place. Le mois suivant, Mireille Mathieu peut se permettre la sortie d'un disque purement commercial sur la fête des mères, qui bien sûr fera un bide à SLC. En juin, sortie de Mon bel amour d'été, bide chez SLC. 14 disques sortis en 3 ans ! En novembre sort Toi moi nous, qui sera saluée par une 18ème place dans le hit.
* 1970. Les choses sérieuses commencent. Janvier, sortie de Toi et moi. SLC la place 14e... Pardonne-moi ce caprice d'enfant sort en mai, mais ne sera pas classé.
Et tout d'un coup, ça part. Sorti en septembre, Donne ton coeur donne ta vie arrive directement 4e en décembre, puis touche la seconde place en janvier 71. Battu de justesse par Essayez de Johnny.
Du coup, Mireille se retrouve propulsée 14e interprète (et 3ème chanteuse) sur l'année 70.
* 1971. En mars, Mireille Mathieu sort le film Love Story qui remporte unénorme succès. La chanson de Mireille, Une histoire d'amour, devient numéro 1 ! Enfin... Alors qu'elle est quand même 5 ans en tête des ventes, SLC se réveille ! Puis sort C'est dommage, sans classement. En septembre, c'est Mille fois Bravo / Acropolis Adieu, que SLC place à la 20e place en novembre. Elle obtiendra plus tard la 17e place derrière Sylvie Vartan et Sheila. A partir de là, SLC ne la classera plus.
Citons quand même pour mémoire :
- en 1972 : Mon ami de toujours, Corsica, En frappant dans nos mains et J'étais si jeune.
- en 1973 : Anna et Julien, la Bonne Année, Emmène-moi demain avec toi, La paloma adieu.
- en 1974 : Moi c'est la chanson, Folle follement heureuse, L'amour oublie le temps et Le vent de la nuit.
- en 1975 : Un jour tu reviendras, Un million d'enfants, On ne vit pas sans se dire adieu, Addio, Inutile de nous revoir, et Apprends-moi.
- en 1976 : Ma mélodie d'amour, Ciao Bambino sorry, Qu'attends-tu de moi et Madame maman.
Source / Texte intégral : Blog "Cicatrice", cliquez ici : Les 50 interprètes des années 1963 à 1974 selon SLC.


http://avignon1.skynetblogs.be

Aramis. - On ne l'oubliera pas... elle pris la place de Georgette Lemaire... qui la lui avait cédée ... pour son malheur car Georgette fut mal conseillée... Elle nous laisse une voix et des chansons inoubliables .. Mais aujourd'hui Mireille est devenue trop sofistiquée... Amicalement.
Ricochet @ Aramis. - Dans "Zukerman délivré", Philippe Roth démontre brièvement le mécanisme des jeux télévisés. Après avoir lu ça on comprend qu'il ne faut pas se poser trop de questions. Toujours est-il que Georgette Lemaire est restée plusieurs semaines à Télé-Dimanche. Elle avait donc, nécessairement, dû gagner elle-même au détriment d'un vainqueur précédent - de façon moins équivoque il est vrai. De plus elle avait déjà décroché un contrat chez Philips, je crois.
S'il est vrai que c'est pour contrecarrer le succès de notre bonne Georgette que Johnny Stark a fait passer plus tard Mireille chez Philips (*), je présume que MM devait à l'époque suivre docilement son manager dans toutes ses décisions, qu'elle fussent bonnes ou mauvaises.
(*) Georgette Lemaire a fait une belle carrière jusque dans les années 70, précisément jusqu'à l'arrivée de MM chez Philips. Ce n'est donc pas chez Barclay mais chez Philips que Johnny Stark a gagné la partie. Chacun jugera du procédé selon qu'il apprécie l'une ou l'autre artiste. Personnellement je pense quand même que c'est le manque de discipline et l'absence de volonté d'être "star" (avec les obligations qui en découlent) qui ont empêché Georgette Lemaire de se placer sur le tapis rouge à côté de Mireille Mathieu. Mireille Mathieu pour le monde entier, Georgette Lemaire pour la France et la francophonie. C'était un marché correct et possible...
Philippe (Don). - Tout le monde sait bien que les classements SLC ne veulent pas dire grand chose et sont truqués. Ce qu'il faut retenir de l'époque, c'est que MM était une très grande vendeuse de disques. Classée ou pas classée par SLC, qui s'en soucie à présent ? La carrière internationale de la Demoiselle d'Avignon parle d'elle-même et, même si les ventes sont aujourd'hui mauvaises, MM poursuit sa route et continue à se produire ici ou là. Ce n'est pas si mal, beaucoup n'ont pas eu ce parcours ni cette longévité.
Jean-Luc. - Bonjour à tous, - Tout d'abord, merci Ricochet pour cette magnifique photo de Mireille tirée de SLC. Je suis bien d'accord avec le commentaire de Philippe, peu importe les classements. De plus, les lecteurs de SLC ne s'y sont pas trompés puisqu'ils élisaient chaque année Mireille dans le trio de tête de leurs chanteuses préférées...
Ricochet @ Jean-Luc. - Merci de mettre l'accent sur la photo SLC retouchée au "paint-box". Je me souviens qu'à la sortie de ce numéro de SLC j'avais déballé mon matériel de peintre en herbe pour reproduire cette photo. C'était très réussi à mon sens - la chance du débutant sans doute. J'ignore ce qu'est devenu le tableau. En ce qui concerne SLC, dont j'achetais tous les numéros, je ne garde aucun souvenir de frustration, pourtant MM était à l'époque ma chanteuse préférée et je prenais le classement SLC très au sérieux. Il correspondait en tout à ce que l'on entendait sur Europe1 à l'heure des devoirs. Il est vrai qu'on voyait MM partout ailleurs (magazines, journaux, télé...). L'absence de cette frustration serait plus présente aujourd'hui vis-à-vis de "PLatine", vu que MM brille par une absence (relative) dans tous les médias français.
Personne ne parle plus de l'émission "Dans le vent", l'émission du soir, après 20 heures. Il me semble que MM y passait assez souvent et que "Mon Credo" y a été numéro 1.
Blog "Cicatrice". - Merci d'avoir repris ma note (en citant vos sources dont je vous félicite) et de plus belle façon que la mienne. Depuis presque un an je passe en revue les chanteurs et chanteuses français qui ont figuré au hit-parade de SLC entre 1963 et 1974. Dans la majorité des cas, je peux vous dire que ces hit-parades reflétaient assez précisément ce qui se passait en radio.
Les ventes de disques ne voulaient rien dire, car pour des jeunes (j'avais, à cette époque-là, entre 12 et 23 ans) les 45 tours étaient inabordables. Pour vous donner une petite idée : un 45 tours valait en 63, l'équivalent de 13 euros ! Un "single" valait en 67 l'équivalent de 8 euros. Un "top 50 des ventes" aurait donc été un "top 50 des riches"... Le meilleur système était celui de SLC qui recevait des dizaines de milliers de réponses par mois. Mais... Il est des chanteurs avec SLC se sentait mal. Par exemple Gilbert Bécaud, classé deux fois (!) avec une 11ème place pour "la soltitude ça n'existe pas", Claude Nougaro, dont la meilleure place fut la 39ème avec "Bidonville", et bien sûr Mireille Mathieu, dont - je le site dans ma note - les places données par SLC étaient complètement farfelues, ses chansons n'entrant pas dans l'"esprit" salut les copains. En revanche, la chanteuse oui, comme le souligne Jean-Luc, elle, était souvent dans le trio de tête des classements annuels. Paradoxe..."
12:39 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : slc, salut les copain, blog cicatrice, 1966 |
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01/04/2011
Il y a près de 45 ans...


Bruno Coquatrix :
Voici une jeune fille qui a pris le contre-pied de tout ce qui se fait actuellement dans le métier de la chanson lorsqu'on veut devenir une vedette...
En effet, avant de se jeter en pâture aux foules, elle a travaillé, d'abord obscurément, puis par la suite avec tous les moyens techniques mis à sa disposition ; mais en tout cas, elle a travaillé sans amabilité pour elle-même, avec comme seul but : apprendre !
Nous voilà bien loin de tous les jeunes gens qui, après l'euphorie d'un banquet de première communion, où "on" leur a dit qu'ils avaient une jolie voix..., ont décidé qu'ils avaient la gloir et la fortune à portée de la main.
Evidemment même le travail le plus acharné ne peut faire une vedette d'un débutant sans talent. Mais là encore la chance nous a souri en même temps qu'à Mireille Mathieu. J'ai en effet rarement rencontré de telles qualités réunies en une seule personne.
Je me souviens avoir dit lors d'une émission de télévision, dans la joie de son triomphe : "Il y a vingt ans que je n'ai pas rencontré pareil talent", j'ai eu peur d'avoir un peu exagéré.
En y repensant, je crois vraiment que ce cri qui sortait du coeur était celui de la vérité !
Aors que Dieu vous garde Mireille Mathieu, pour vous, pour nous et "pour la CHANSON" !
Johnny Stark :
"Au début de l'année, lors du premier passage de Mireille Mathieu à l'Olympia, j'ai surpris beaucoup de gens en disant qu'elle n'était qu'un diamant brut qu'il faudrait longuement tailler avant d'en faire le plus beau joyau de la chanson. Je n'ai pas changé d'avis.
Au cours de la saison, Mireille Mathieu a chanté dans plus de soidante dix villes. Elle est allée aux Etats-Unis, en Allemagne, etc. Partout elle a séduit, partout elle a gagné. Mireille poursuit sa carrière avec la régularité d'un méntronome et il ne fait aucun doute que cet énorme travail a porté ses fruits. Je pense qu'aujourd'hui une des facettes du diamant est taillée.
Toutefois, il est de mon devoir de garder la tête froide et de ne pas laisser entraîner Mireille dans le tourbillon d'un enthousiasme trop rapide. Malgré la renommée qui entoure aujourd'hui le nom de Mireille Mathieu, je ne perds pas de vue qu'elle n'est encore qu'une débutante et qu'il reste beaucoup à faire. Je crois pouvoir dire que les nouvelles chansons que Mireille Mathieu a choisies recueilleront les suffrages de tous, les jeunes comme les adultes.
La rentrée de Mireille sur la scène de l'Olympia permettra au public d'apprécier les énormes progrès qu'elle a accompli, mais je suis en mesure de vous affirmer que c'est une artiste d'une toute autre dimension qui chantera dans six mois."
(Source : programme de l'Olympia 1966)
21:19 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruno coquatrix, johnny stark, olympia, ricorétro, 1966 |
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11/12/2010
Ces années-là - Paris Match

Les photographes de Paris Match ont accompagné les vedettes de la chanson française des années 50 à aujourd'hui. L'album "Ces années-là" regroupe de très jolies photos de vos artistes préférés. Vous le trouverez chez vos libraires au prix de 30 euros.
La légende qui accompagne cette photo sur le site Paris-Match, indique que celle-ci a été prise à l'Olympia le soir où Mireille est montée pour la première fois sur scène en vedette, donc en octobre 1966.
Photo : Jean-Claude Deutch.
Découvrez les photos de quelques autres artistes sur le site "Paris Match" : cliquez ici.
16:09 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : olympia, paris match, 2010, 1966 |
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08/12/2010
"Grégoire" - 75e anniversaire

La biscuiterie "Grégoire" fêtait sont 75e anniversaire en 1966.
Le GRAND GALA donné par Grégoire (La biscotte du boulanger") a eu lieu le 15 septembre 1966, au Palais des Sport de Paris.
Mireille était alors en pleine ascension vers la gloire.
Jacques Martin participait également à la soirée.

En plus du programme, les invités ont reçu un disque SP BARCLAY PROMO de l'OLYMPIA, sur lequel figurait un sticker (autocollant) portant la mention "Offert par Grégoire à l'occasion de son 75e anniversaire".
Le 45 tours se trouvait à l'intérieur du programme dans un emplacement portant l'inscription : "En souvenir de son 75e anniversaire, "Grégorie" à la plaisir de vous offir un enregistrement 45 tours contenant deux grands succès de Mireille Mathieu : "Mon Credo" et "Quelle est belle".
Mireille Mathieu est passée en deuxième partie du programme. Elle était accompagnée par Armand Motta au piano, Arthur Motta à la batterie, Fernand Gara à la guitare, Paul Rovere à la contrebasse et Françis Lai à l'accordéon.
Je remercie Morten (Danemark) et Cathy (France) d'avoir permis de cerner peu à peu l'origine de la photo que j'avais affichée sur "MM-Avignon" sans aucune information précise. Ce 8 décembre, Cathy m'a communiqué le lien permettant de confirmer ce qui était déjà écrit et de compléter l'information par des précisions importantes pour les "collectors" (cliquez ici).
Photo : couverture du programme.
Sources : Morten, Guy Labat, Cathy et www.fleursdevinyl.fr
Question : La biscuiterie Gregoire correspond-elle à la biscuiterie Gringoire-Bossard actuelle ?

Cathy apporte une précision :
Voilà ce que je trouve sur internet : Grégoire et Gringoire ne font qu'un. Fondée en 1500, la marque sera brevetée en 1817. Grégoire disparaîtra au profit de Gringoire progressivement. En 86, Brossard et Gringoire ne font plus qu'un. Tout va bien... sauf les dates !
Je ne trouve rien en cherchant seulement "biscuiterie Grégoire". Peut-être s'agissait-il de l'anniversaire d'un site de production ?
(Source : www.deja-hier.com)
Autre précision de Guy Labat :
Bonjour. Brossard appartient desormais à Gringoire. L'usine Brossard existe toujours à St-Jean-d'Angely où je suis nè. J'habite a 8 km de cette usine qui faisait vivre la moitiè de la ville à une certaine epoque

13:06 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grégoire, gringoire, ricorétro, 75e anniversaire, 1966 |
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06/12/2010
Film Paris brûle-til ? (1966)
24 octobre 1966 : Mireille assiste au super-gala donné à la tour Eiffel à l'occasion de la sortie du film de René Clément "Paris brûle-t-il ?" ("Is Paris Burning ?").

Mireille dans "Oui,je crois" (p. 287) :
"Le gala de Paris brûle-t-il ? est l'une de ces soirées dont Paris et Georges Cravenne ont le secret. C'est mon premier gala parisien comme spectatrice et ma première robe de gala, toute blanche, longue, recouverte d'un grand manteau de velours bleu [...]
Nicole Stark m'emmène me refaire une beauté avant de gagner la table de Robert Laffont, éditeur du livre de Lapièrre et Collins, dans la salle du souper.
A peine assise, une silhouette, là-bas, sur le blanc du drapeau : celle d'Yves Montant.
Sa voix se fait tendre , émouvante, dans une des plus belles chansons que je connaisse. Le chant des partisans. [...]
L'apothéose est un feu d'artifice. Tante Irène est émerveillée. Et ce sont les sourires, les embrassades, les "Comme vous êtes belle !", les compliments, les félicitations...
"Tu as une vie de rêve, me dit-elle. Tu le sais ?"
Oui, bien sûr. Et, pourtant, il me manque quelque chose, un tout petit quelque chose qui me pince au coeur : je n'ai pas chanté ce soir.
Paris brûle-t-il ? [Is Paris Burning ?] (1966)
Réalisation René Clément
Musique : Maurice Jarre
Mireille ne chantera pas ce soir-là (voir "Oui, je crois", J. Cartier). Yves Montant interprétera quant à lui le fameux "Chant des Partisans".
00:07 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, paris en colère, paris brûle-t-il, 1966 |
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26/11/2010
"Je veux", une chanson décortiquée
Voilà une bien belle chanson écrite sur mesure, par jJacques Plante et Jeff Davis, pour Mireille, jeune débutante à l'époque, qui la chante avec force et conviction.
En effet, il s'agit ici d'une jeune fille des années 60, assez fleur bleue, qui devait lire "Mademoiselle Frimousse" entre deux tressages de scoubidous, ou "Mademoiselle Age Tendre" pour s'armer contre ces mauvais garçons qui ouvrent les bras sans ouvrir leur coeur.
C'est donc l'amour, le seul, le vrai qui séduit notre Mimi qui n'a cessé de clamer qu'elle était entière. Au diable ces lamentables flirts qui finissent en pleurs dans quelque chambrette sous les toits. C'était pas toujours rose le temps des yé-yé aux cheveux longs et idées courtes.
La chanson me paraît joliment écrite et construite :
1. Les amoureux d'un jour, pourtant si discrets, sont repérés par une Mimi observatrice.
2. C'est décidé, Mimi veut vivre grand amour. Elle ne fait pas dans le "light".
3. La condition est posée : cet amour doit ouvrir le coeur et non seulement les bras.
4. Encore faut-il le trouver car il se niche toujours là où on ne l'attend pas, mais ça notre Mimi s'en fout, comme elle le confirme dans "Celui que j'aime". Les jeunes filles préféraient cependant dire avec tact : "Cela m'est bien égal". Que diraient-elles aujourd'hui ?
5. Pour atteindre au bonheur il faut donc souffrir, trembler, pleurer. Tout un programme. Les souscriptions sont ouvertes.
6. Condition essentielle pour arriver au but : "Si Dieu le veut !" Et c'est alors qu'Aznavour a songé à écrire "Mes emmerdes". Ah ! que j'aimais Soeur Sourire et son "Dominique" qui s'en allait - tout simplement - le coeur pauvre et chantant. Mais c'était à l'époque de Jean-Sans-Terre et les Albigeois c'était pas du gâteau !

Ulrich Groh. - Merci prendre cette chanson dans ce blog tres interessant consacré à Mireille. Il s´agit d´une composition merveilleuse, d'un arrangement parfait et d'une voix d´or. J´adore cette petite piece de diamant depuis mon enfance; je peux l´entendre chaque jour !
21:52 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : je veux, jacques plante, jeff davis, 1966 |
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14/11/2010
1966. WALDORF ASTORIA ("The Empire Room")

4 novembre 1966 : Plusieurs émissions de télévision aux Etats-Unis, dont les Ed Sullivan Show et Dany Kaye Show. Au cours de son récital au Waldorf Astoria ("The Empire Room"), Maurice Chevalier présente Mireille comme sa petite fiancée de France.
Ce soir-là Maurice Chevalier donne un récital à l'Empire room. Il sait la cabale que certains ont montée, en France, contre la nouvelle coqueluche des Français... Pour mieux prendre sa défense, il l'a présente lui-même aux spectateurs américains. Au milieu de son récital, Chevalier quitte soudain la scène pour y revenir, une instant plus tard, avec celle dont il dira : "Permettez-moi de vous présenter ma petite fiancée française, elle s'appelle Mireille Mathieu. J'attends d'être octogénaire pour l'épouser." La salle de l'Empire Room, debout, ovationne le couple Chevalier-Mathieu sur la même scène.
Sources : Christian Page / programme Olympia.
Pour en savoir plus sur l'interprète de "Ma Pomme", cliquez sur : MAURICE CHEVALIER.
Extrait de "Oui, je crois" (Jacqueline Cartier - Laffont 1984). - L'Empire Room, c'est donc un cabaret avec des tables et des dames pleines de diamants qui se reflètent dans les verres. Ca brille partout. Les Français que nous sommes ont leurs table aussi ; en bordure de piste, la mienne. Quand le présentateur annonce "The Number One Frenchman Maurice Chevalier", je l'avoue, j'ai un petit frisson de fierté. Il entre sous les bravos, vif, élégant, dans son smoking, avec ce sourire qui remporte la victoire tout de suite. Peut-on croire vraiment qu'il a soixante-dix-huit berges ? Il en aurait quarante que les dames ne seraient pas plus épanouies. Il prend son canotier, s'en coiffre et chante You're felling bue... et je remarque que les hommes ont l'air aussi heureux que les femmes. Les plus jeunes doivent penser qu'ils ont de beaux jours devant eux, et les vétérans, que tous les espoirs sont permis puisqu'ils sont, comme Maurice, à l'Empire Room ! Et puis, tout à coup, il parle, il parle de moi parce qu'il me désigne et descend près de notre table... et je devine bien qu'il me présente : "She is wonderful.... Mireille Mathieu ! " Il m'entraîne sur scène... où je n'ai plus peur du tout. La scène, c'est vraiment mon paradis à moi.


Aramis-Dingo. - Vous me surprenez. Je n'aurais jamais cru que Mireille ait pu faire l'objet d'une cabale en France à ses début et pendant la brillante carrière qu'elle y fit du vivant de Johnny Stark. Je me rappelle que j'écoutais ses K7 en boucle dans ma voiture à l'époque quand je parcourrait parfois 300km sur la journée. Mais je pense que la mort de Stark a été une grande perte pour elle et sa promotion sur les scènes de music-hall de France et de Navarre. J'écoute encore souvent mes K7 transférée sur CD aujourd'hui. Amicalement.
23:19 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ricorétro, maurice chevalier, 1966, waldorf astoria, the empire room |
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30/10/2010
Mireille Mathieu et Vigon
Mireille est ici en compagnie de Vigon, un chanteur marocain. Cette photo date de 1966 ; elle a peut-être été prise à l'Olympia.
Vigon est un chanteur marocain naturalisé en France, né à Rabat, spécialisé dans le rhythm and blues, apparu dans le milieu des années soixante. Il a enregistré plusieurs disques, notamment pour Barclay, qui n'ont rencontré qu'un succès d'estime. Il a été aussi l'un des rares chanteurs français à signer pour la prestigieuse firme Atlantic (1968).
Vigon était une remarquable bête de scène, et il le reste. Il a notamment assuré, avec son groupe Les Lemons, les premières parties de Bo Diddeley, Setevie Wonder et Otis Redding à l'Olympia de Paris en septembre 1966.
Il se produit toujours sur scène dans les années 2000.
Le chanteur Michel Jonasz a débuté dans son groupe, Les Lemons.
Deux chanson parmi ses plus connues : Bama lama bama loo (1965), Harlem shuffle (1967).
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vigon
21:02 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vigon, 1966, vidéo, youtube |
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28/10/2010
Mireille, Max Meynier et les voitures

Vick Vance écrit dans son livre :
"[1966, Mireille] est victime d'un accident de la route. Sa D.S. que conduit Victor, un ancien cameraman de la télé, dérape sur l'autoroute de l'Ouest, près de Mantes."
Toujours selon Vic Vance, en 1966, Mireille se déplaçait en cadillac à New York et en coupé Volkswagen blanc à Paris.
[1968]"Le 27 février, elle échappe à la mort dans un accident de voiture à Saint-Georges-d'Espéranche. Sa D.S. [n.d.r. DS 21] dérape sur une plaque de gravier dans un virage près de Saint-Jean-de-Bournay, dans l'Isère, et finit dans un ravin."
[1971] "[Après le spectacle,] sa Mercedes la ramène tous les soirs à l'hôtel, et c'est ainsi, chaque fois."
Le site "Fier d'être routier" écrit quant à lui :
1969 : Pour subsister, les maigres revenus d'un jeune comédien étant très aléatoires, Max Meynier fait le chauffeur de " Maître ". Il a ainsi pu conduire Mel Ferrer et Audrey Hepburn , mais aussi Michèle Morgan. Coquetterie de sa part, il refuse le port de la casquette et n'est pas bilingue. Un jour, on lui confie de conduire Mireille Mathieu durant sa tournée d'été. Mission délicate car Mireille a peur en voiture. Durant 2 mois, il promène Johnny Stark, Mireille et sa tante. Puis, au hasard d'une rencontre à Deauville, il fait ses debuts à RTL pour remplacer Bernard Schu en congés. Le premier disque qu'il passe est bien entendu un Mireille Matthieu.
(Source : www.fierdetreroutier.com)
[Le petit livre de Vick Vance "MM - Vedette à la Une", que "sa voiture est une Mercédès géante, et son chauffeur est si grand et si rond qu'elle le nomme Nounours. Voiture achetée en 1969, modèle 600, et conduite par Max Meynier.]

(DS)
Max Meynier était un animateur français de radio et de télévision né le 30 janvier 1938 à Lyon et mort le 23 mai 2006 d'un cancer . Il est incinéré au Père-Lachaise le 27 mai 2006. Il est resté célèbre pour avoir animé Les routiers sont sympas et Fréquence Max de 1972 à 1986 sur RTL. Ces émissions « mythiques » ont connu un vif succès auprès des professionnels de la route (800 000 auditeurs chaque soir en moyenne). Devenu l'une des voix emblématiques de RTL, Max est même parvenu, le 8 février 1974, à maîtriser un forcené qui, grenade en main, avait pris d' assaut les studios de la célèbre station . Il l'a convaincu de se rendre à la police. Il a aussi animé les émissions de télévision Le juste prix en 1987 et 1988 et Des chiffres et des lettres en 1992. Deux disques sont aussi à son actif : * Allez la France , en 1977 * La Route, en 1981 Et un livre consacré à sa première transplantation cardiaque : * Quoi de neuf ? Mon cœur....
Source : "Monsieur Biographie".
06:34 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mercedes, volkswagen, 1969, cadillac, d.s., max meynier, 1968, 1971, 1966 |
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08/10/2010
1966, une année importante

Le diamantaire se met à l'oeuvre
Mireille habite alors un luxueux appartement à Neuilly, entouré d'un jardin et de silence. Il lui semblera qu'elle aura vécu trois vies en douze mois. De même qu'elle a conquis la France, elle a également conquis le reste de l'Europe. Ses disques deviennent des best sellers en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse.
Mireille fera une tournée triomphale de plus de 20 000 km avec soixante galas en deux mois. Elle sera également la vedette de nombreuses émissions sur les chaînes française et allemande. La toute première fois que Mireille a chanté en Allemagne était à Berlin-Est, au Friedrichstadpalast.
Mireille s'envolera plusieurs pour les Etats-Unis. Elle fera un détour par Montréal où elle chantera au Palais des Sports devant plus de 20 000 personnes.
Cette année-là, la princesse Grace de Monaco l'invite à une croisière sur le nouveau paquebot "La Renaissance" et Mireille fera aussi un roman-feuilleton pour le magazine "Nous Deux".
Johnny Stark n'a pas tardé à tailler son diamant brut : Mireille prendra des cours de diction, des cours de chant et apprendra comme se comporter dans le beau monde qu'il lui faudra bien fréquenter.
Maurice Chevalier et premiers disques
Mireille se rendra à "La Louque", la propriété de Maurice Chevalier qui lui dira : "Il y a une grande différence entre vous et Edith Piaf. La môme Piaf marchait sur le trottoir de l'ombre et vous, Mireille, vous marchez sur le même trottoir que moi, celui du soleil."
Le 3 mars 1966, Mireille son premier 45 tours avec "Mon Credo".
1 335 000 copies seront vendues dans les cinq premiers mois. François Rauber, orchestrateur de Jacques Brel, a apporté sa contribution à ce vinyle qui deviendra "collector".
En fin d'année, son premier 33 tours suivra. Paul Mauriat, le célèbre chef d'orchestre, s'est chargé des arrangement musicaux de plusieurs chansons. Celles arrangées par François Rauber y figureront aussi.
Johnny Stark écrira sur la pochette de l'album : Mireille Mathieu a fait des progrès considérables aussi bien dans la maîtrise de sa voix que dans l'affermissement de sa personnalité, mais le chemin est encore long avant d'aboutir à l'extraordinaire perfection dont elle est capable. C'est dire que pour moi, Mireille Mathieu n'est qu'une débutante, il ne saurait d'ailleurs en être autrement après une aussi brève carrière. Ce disque est bon parce qu'il est vrai; il est émouvant parce qu'il est le fruit du travail acharné d'une jeune artiste parfaitement résolue à n'arriver que par son talent.
Mireille en Amérique
Mireille passera à l'Ancienne Belgique de Bruxelles (du 25 février au 2 mars) toujours avec Sacha Distel et Dionne Warwick - avant de s'envoler pour New York. Elle s'y rendra quatre fois cette année.
Quand Mireille débarque à New York, pas un Américain ne connaît son nom. Elle chantera en mars dans la prestigieuse émission "The Ed Sullivan Show". Les téléspectateurs tombent sous le charme de Mireille qui vient ainsi de faire la conquête de l'Amérique. Plus tard elle sera invitée au "Merv Griffin Show" et, à New York, au "Johnny Carlson Show".
Il y aura aussi Las Vegas, Los Angeles, Honolulu....
Mireille se rendra à Hollywood où elle rencontrera Elvis Presley dans les célèbres studios de cinéma. Elvis venait de tourner "Girls happy" préparait son nouveau film "California Holiday". Partout, Johnny Stark établi des contacts. Des projets se dessinent. On veut employer sa "nice face" au cinéma et au théâtre, mais Mireille renâcle, car ce qu'elle veut, c'est chanter.
Accident et Olympia
Mireille sera victime d'un accident de la route. Sa D.S. dérape sur l'autoroute de l'Ouest, près de Mantes. Mireille souffre de contusions multiples. Elle tient à chanter le soir même au casino de Trouville. Johnny Stark interrompt cependant la tournée.
Malgré le repos forcé, Mireille veut être prête pour l'Olympia car Bruno Coquatrix a décidé de lui offrir la tête de l'affiche (*) à partir de la mi-septembre.
Georges Chelon, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault sont affichés en première partie.
Le couturier Louis Féraud s'est chargé de sa garde-robes et Paul Mauriat dirigera l'orchestre.
L'Olympia est plein à craquer et lui réserve un accueil de reine. Le Tout Paris est dans la salle : Maurice Chevalier, Aznavour, Eddy Barclay, Fernand Reynaud, Lucien Morisse (qui a découvert Dalida et tant d'autres), Jean-Claude Pascal et bien d'autres artistes. Elle reçoit des télégrammes de Frank Sina, Sammy Davis Jr, Bing Crosby, Fred Astaire, Joan Crawford, Sacha Distel, Adamo, Line Renaud, Dalida, Petula Clark, Hervé Villard et, bien sûr , de ses parents.
Quinze rideaux et des applaudissements frénétiques annoncent la consécration définitive de Mireille Mathieu qui n'imite plus Piaf, mais la continue.
(*) Confusion chez les biographes car le programme de l'Olympia indique que MM passait en vedette américaine du spectacle de Roger Pierre / Jean-Marc Thibault.
Paris en colère
En 2006, Mireille enregistre "Paris en colère" et "Soldats sans armes" et figure parmi les 500 invités au super-gala du film "Paris brûle-t-il ?" de René Clément. Gala se tiendra au 1er étage de la tour Eiffel, le 24 octobre. Le film raconte la libération de Paris en 1944. La musique est de Maurice Jarre, un grand compositeur de musique de films. Cette chanson est une des plus célèbres de Mireille Mathieu qui la chante régulièrement depuis 40 ans. Le soir du gala, Yves Montant chantera le fameux "Chant des partisans". Mireille ne chantera pas.
New York de nouveau.
Mireille repart à New York, cette fois avec François Reichenbach, le cinéaste et ses assistants. François Reichenbach va filmer Mireille dans tous ses déplacement. Le film,destiné à la télévision, sera diffusé le 25 décembre , le jour de Noël.
Mireille assistera à la grande soirée de Maurice Chevalier dans l'Empire Room du Waldorf. L'Empire Room est un cabaret avec des tables occupées par des personnes très fortunées. Maurice Chevalier a alors 78 ans et donne un spectacle qui fait honneur au qualificatif de "Frenchman Number One" que venait de lui attribuer le présentateur. Et puis tout à coup il parle de Mireille et descend près de sa table : "She is wonderfull..." Il entraîne Mireille sur scène et poursuit . "Permettez-moi de vous présenter ma petite fiancée française, Elle s'appelle Mireille Mathieu !". La salle de l'Empire Room, debout, ovationne le couple Chevalier-Mathieu. C'est ainsi que Mireille a gagné en quelques minutes ce que d'autres mettent des années à obtenir : la sympathie de tout ce que New York compte de VIP.
A Los Angeles, Mireille préparera très rigoureusement sa participation au "Danny Kaye Show". Elle rencontrera Simone Signoret qui n'a pas manqué de lui donner de bons conseils. La cote de popularité de Simone Signoret était alors extraordinaire à Hollywood.. Mais il y a plus encore, car le crooner Andy Williams souhaite la faire participer à son émission télévisée : "The Andy Williams Show" .
Crise passagère
La fin de l'année qui a si bien démarrée se termine par un clash entre la "victime" et son "bourreau". Johnny Stark exige toujours davantage de Mireille et de plus en plus rapidement. De sérieux conflits surgissent et Johnny Stark parlent d'abandonner la partie car sa protégée ne lui donne pas entière satisfaction. Stratégie ou véritable coup de sang ? Heureusement la crise est passagère et tous deux reprendront ensemble la route qui a déjà été fleurie de succès.

Sources : Vick Vance, J. Cartier, Christian Page, E. Bonini, Bob Rolontz, Denis Goise, www.europopmusic.eu.
Adaptation : Ricochet, pour Radio CoCoon.
Les biographes se contredisent parfois et se font concurrence en imprécisions.
Exemple : Jacqueline Cartier indique clairement que Mireille n'a pas chanté à la tour Eiffel (p. 287 "Je n'ai pas chanté ce soir"), Vick Vance et Emmanuel Bonini écrivent qu'elle y a chanté, citation à l'appui dans le dernier cas (p. 153), quant à Christian Page, il n'en dit rien. Imprécision également quant à la date du super-gala. Emmanuel indique l'heure mais pas la date. Jacqueline Cartier indique : sortie du film le 24 octobre. Etant donné "Qu'il était une fois..." de Denis Goise et "Oui, je crois de Jacqueline Cartier sont cautionnés par Mireille, je retiens que Mireille n'a pas chanté à la tour Eiffel cette année là, mais plus tard, à l'occasion de la sortie du film "La bataille d'Angleterre". Je retrouve deux fois le 24 octobre. C'est donc la date retenue.

Yves. - Je désire souligner deux imprécisions dans le récit des événements de 1966. D'abord, Mireille a chanté au Ed Sullivan Show en mars, soit avant de participer au Johnny Carson Show (Tonight Show), en juin. Ensuite, elle était la vedette américaine de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault en septembre 1966. C'est donc eux qui passaient en deuxième partie, Mireille ayant clôturé la première. Cela étant dit, il est vrai qu'il existe des versions parfois contradictoires des événements de cette année."
Ricochet @ Yves
1. MM a chanté le 6 ou le 15 mars dans le Ed Sullivan Show. Certains citent 50 millions de téléspectateurs, d'autres 98 millions ! MM dans "Oui, je crois" (p. 21) : "Ainsi voici le troisième géant de la télévision américaine : après Ed Sullivan, Merv Griffin, Johnny Carson m'accueille dans sa célèbre émission To Night Show". Le paragraphe a été adapté.
2. Vous confirmez ce que j'ai écrit sur ce blog précédemment (http://avignon.skynetblogs.be/archive/2010/08/04/les-olym...). Je vous présente ici le texte que j'avais préparé pour Radio Cocoon et qui est basé sur les biographies de MM. Aucune d'elles ne signale le passage de MM en première partie du spectacle de Roger Pierre et Jean-Marc Thibeault. Sur base du programme que je détiens, j'avais demandé à l'époque aux fans bien informés d'éclairer ma lanterne. Personne n'a été à même de le faire (où n'a osé le faire). Je n'ai donc pas insisté. Vous faites bien de me le rappeler, car il est utile de le signaler en bas de paragraphe.
03:03 Écrit par Nos Souvenirs | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 1966, grace de monaco, paris en colère, johnny stark, ricosaga, maurice chevalier, elvis presley, ed sullivan show, johnny carlson show, sacha distel, dione warwick, accident |
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LES OLYMPIA DE MIREILLE

Olympia - Paris - Boulevard des Capucines
Londres, New York, Berlin, Moscou, Pékin, et bien d'autres, ce sont des villes où l'on change, où le public, lorsqu'il vous a adoté, est partout le meilleur public du monde. Mais Paris c'est autre chose, Paris c'est l'Olympia, un temple magique où la chanson est reine. Ailleurs, elle voyage. A l'Olympia, elle est chez elle. (Johnny Stark)
1er Olympia : 28 décembre 1965 en lever de rideau. (Vedettes : Sacha Distel et Dionne Warwick).
2e Olympia : 15 septembre au 4 octobre 1966. Vedette américaine, spectacle Roger Pierre/Jean-Marc Thibault.
3e Olympia : du 14 décembre 1967 au 15 janvier 1968.
4e Olympia : du 17 décembre 1969 au 4 janvier 1970.
5e Olympia : 6 février au 4 mars 1973 (Gérard Lenorman en "vedette américaine" et Daniel Guichard).
6e Olympia : 16, 17, 18 et 19 décembre1998.
7e Olympia : du 19 au 24 novembre 2002.
8e Olympia : 18, 19, 20 ; 24, 26 et 27 novembre 2005.
(Source : Programmes, MM-Avignon.)
Liens :
Encyclopédie Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympia_%28Paris%29
Salle Olympia : http://www.olympiahall.com
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