11/09/2017

Mireille Mathieu "Bloemengala Rijnsburg 1980"

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Interview accordée à l'occasion du "Bloemengala" (gala des fleurs), à Rijnsburg (Pays-Bas), en 1980.

Mireille Mathieu, l'aînée d'une famille de treize enfants, est née le 24 juillet 1947 (*). Rien ne semblait la prédisposer à mener l'incroyable carrière que nous lui connaissons dans le monde de la musique.

Mireille Mathieu : Oui, nous étions très pauvres à la maison et bien souvent, nous n'avions pas beaucoup à manger. Mon père était tailleur de pierre, et le peu d'argent qu'il gagnait devait nourrir une famille de quinze personnes. C'est pourquoi j'ai dû travailler très jeune et à contrecoeur dans une fabrique malpropre. J'avais quinze ans.

Leidsch Dagblad : Heureusement pour vous, cette vie ennuyeuse a pris un tournant plus heureux ?

MM : Oui, j'ai, en fait, chanté beaucoup tout au long de ma vie, donc même avant que j'aie été découverte. J'ai grandi à Avignon à l'époque où la légendaire Edith Piaf au sommet de sa carrière. Et bien évidemment j'ai chanté "Milord" lorsqu'elle passait à la radio. En fait, je connaissais alors par coeur tous les succès d'Edith Piaf. De plus, je me sentais très proche d'elle du fait que je vivais dans le même "contexte" que le sien. Elle aussi était très pauvre et issue d'un milieu très modeste.

LD : Mireille, vous avez pu chanter à "Télé- Dimanche", une émission très populaires à cette époque à la télévision française.

MM : Oui, heureusement pour moi, Bruno Coquatrix, le directeur de l'Olympa à Paris, suivait cette émission ; il était si l'on peut dire à la recherche d'une nouvelle star française capable de combler la place vacante à la suite de la disparition d'Edith Piaf. J'ai presque aussitôt été contactée par Johnny Stark qui était un imprésario très réputé en France. Il m'avait vue à Télé Dimanche et souhaitait avoir un entretien avec moi. Ce n'est que plus tard, que Bruno Coquatrix m'a confié qu'après m'avoir vue, il avait attiré l'attention de Johnny Stark sur ma personne. Je me suis rendue chez Johnny Stark qui décida aussitôt, avec la complicité de Bruno Coquatrix, de faire de moi une grande artiste. Ma carrière a donc débuté sous les meilleurs auspices, car j'étais parrainée par le grand homme de l'Olympia, le légendaire Walhalla de tous les artistes français, et le meilleur imprésario de France.

LD : Et un an plus tard, précisément en septembre 1966, vous chantiez à l'Olympia.

MM : Tout a été si vite. Je faisais des tournées un peu partout dans le monde, même en Russie. Vous pensez bien que ce n'était pas peu pour une jeune fille qui devait réfléchir à deux fois avant de décider de porter une nouvelle robe. Il n'est donc pas étonnant qu'à mes débuts j'étais tout à fait déboussolée par le succès. On m'a aussitôt considérée comme la "deuxième Piaf de France" et les journalistes français ne ménageaient pars leurs critiques élogieuses après chacun de mes concerts. Sans le soutien de Bruno Coquatrix et Johnny Stark, jamais je n'aurais pu maîtriser cette tension oppressante.

LD : Vous êtes à présent avec votre soeur, Monique, au "Veilinghalle", à Rijnsburg. Connaissiez vous cet endroit ?

MM : Non, pas du tout. mais je considère comme très important les préparatifs de cette "fête" du Fond mondial pour la nature (WWF). Le projet pour sauver les baleines ("Walvissenprojekt), qui m'a été expliqué par cette organisation, emporte tout mon soutien et toute ma sympathie.

LD : Qu'en est-il de votre carrière à présent ?

MM : Cela fait près de sept ans que j'enregistre chez Phonogram qui a fait sortir plusieurs albums : "Mireille Mathieu", "Mireille Mathieu l'Olympia" et "Mon Credo". Je sais bien évidemment que mes disques se vendent toujours bien en France, mais j'ai aussi entendu dire qu'on ne se plaint pas de la vente de mes disques aux Pays-Bas.

(*) Mireille Mathieu est née le 22 juillet 1946.

Source : Bert Koekebakker - Leidsch Dagblad du 17 novembre 1980 (Traduction : RicoSouvenirs).

14:16 Écrit par JCF | Commentaires (0) |  Facebook |

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