29/07/2017

Amazing grace

Capturemm2 (2).JPGNouvel album à l'automne 2018  

Le nouvel album de Mireille Mathieu sortirait en automne 2018. Le service de presse de Mireille annonçait un disque de musique classique. La journaliste Isabelle Morini Bosc, qui évoquait l'enregistrement du disque à Prague, qualifiait de sublime un des titres de l'album : "Amazing Grace".
Pour l'instant nous ne savons rien des autres titres. Peut-être y trouverons-nous des chansons inspirées de grands arias ou Lieder de grands compositeurs classiques,  Schubert, Mozart et Mendelssohn ayant déjà été enregistrés par Mireille en français, en allemand et en espagnol.    
Une évidence s'impose d'ores et déjà : l'album ne sera pas consacré à la musique classique seulement, mais aussi à de grands airs traditionnels, folkloriques ou autres, dits classiques, parce qu'ils méritent d'appartenir à la culture générale et servent de référence à ces genres. 

Amazing Grace

Les paroles d’Amazing Grace ont été écrites au 18ème siècle par John Newton, né à Londres, le 24 juillet 1725. On pense que John Newton écrivit Amazing Grace en 1772 à Kineton (Warwickshire), en basant ses réflexions sur l’Ancien testament chapitre 17 versets 16 et 17 et sur son expérience de l’esclavage. Il aurait utilisé pour la première fois ce texte pour son sermon de la Saint-Sylvestre 1772. John Newton continuera de prêcher jusqu’à la fin de sa vie alors même qu’il était devenu aveugle. Il meurt à Londres le 21 décembre 1807.

L’origine de la mélodie, ajoutée dans les années 1900, reste inconnue bien que l’on pense qu’il s’agisse d’un vieil air folklorique américain chanté par les esclaves noirs du sud. Il est devenu l’hymne des défenseurs de la liberté et des droits de l’homme, toutes religions confondues. C’est aussi l’hymne national des indiens Cherokee. En 1972 le Military Band of the Royal Scots Dragoon Guards crée la première version jouée à la cornemuse.

Sources : Cornemuse.free.fr & Site Aujourd'hui je reviens.

10:59 Écrit par JCF | Commentaires (1) | Tags : cd, 2018, classique, amazing grace |  Facebook |

27/07/2017

"Le rock c'est ça" - Jean-Marc Quintana

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Livre : Le Rock c'est ca !
Auteur : Jean-Marc Quintana
Parution : 01.12.2014

Un Avignonnais à la manoeuvre pour raconter l'arrivée du rock en Vaucluse... Jean-Marc Quintana, un passionné qui s'est plongé durant deux ans dans les années 1961-1965 en Vaucluse.

Deux ans après son très réussi "Décélération punk" (aux éditions Camion Blanc), l'Avignonnais Jean-Marc Quintana publie un autre livre-repère, "Le Rock c'est ça !", qui raconte avec force détails l'arrivée du rock en Vaucluse, entre 1961 et 1965.

Infirmier au CHS de Montfavet, ce stakhanoviste a, deux ans durant, fait témoigner une partie des musiciens d'alors et s'est plongé dans la lecture des journaux (dont Le Provençal et Le Méridional). On savoure son ouvrage, un millefeuille d'anecdotes fascinantes. Dont celle-ci, épique sur l'époque : en 1961, à Avignon, la star Vince Taylor tente en vain piquer le jeu de lumières des "Chaussettes Noires" d'Eddy Mitchell au Palace. Verdict : Taylor ira bouder dans le bar voisin, "Le Palais de la bière", au lieu de monter sur scène, suscitant la colère... d'Eddie Barclay !

Dès les prémices des années 1960, la jeunesse du département va vivre une révolution dans les esgourdes, avec l'effervescence liée à la constitution de groupes locaux : les Sharks, les Dan's ou Bob Arnold et ses Blackboys à Avignon, les Rockers à Apt, les Félins à Carpentras, les Condors à Valréas, les Anges Noirs à Sorgues, les Anges Blancs à Cavaillon. Et moult homologues. "Certains utilisaient des enceintes de pick-up en guise d'amplis. En plus de ça, aucun magasin ne vendait de guitares électriques. Souvent, les musiciens électrifiaient eux-mêmes leur instrument, assure Jean-Marc Quintana. Mais il y avait une passion incroyable."

johnny_sylvie_19641-3178345.jpg"Le système et le show-biz l'ont emporté et le rock n'roll a été balayé"

Un rock n'roll qui, parfois, donnera lieu à des débordements pendant les concerts (chaises qui volent, balustrade qui se fracasse, blousons noirs qui aiment se défouler, policiers en surnombre et à l'affût). "Ces incidents seront montés en épingle par la presse", note l'auteur.

À cette époque, les amateurs de rock et de twist vont se démener de 15 à 20 heures dans un dancing dernier cri, le "Twist Club", ouvert par Lucien Valli dans les rues piétonnes d'Avignon (au 40, rue des Marchands). À cette époque encore, le préfet de Vaucluse interdit un festival de rock au Roxy (rue Guillaume-Puy, à Avignon, 1962). "Mais dès 1965, le système et le show-biz l'ont emporté et le rock n'roll a été balayé", soutient Jean-Marc Quintana. "It's only rock'n'roll" mais, définitivement, "we like it !"

Livre disponible à Avignon (Fnac, Mémoire du monde, Genêts d'or, Maxi-livres, General music, La Licorne), à Orange (L'orange bleue), aux Angles (Pinups).

Source : La Provence.com 

166704973.jpgA noter la remarque du blog "KR'TNT" le blog rock'n'rol (cliquez ici) :

Ne soyons pas défaitistes, de tous ces jeunes vauclusois qui ont participé au maelstrom des années soixante, deux vont sortir de l'anonymat et atteindre à une gloire nationale pour l'un et internationale pour l'autre. Je vous livre les noms de ces deux rock and roll stars. Michele Torr pour la première. Et... Mireille Mathieu pour la seconde. Le livre se termine sur Mireille Mathieu dans l'avion qui la mène aux States pour sa participation à l'Ed Sullivan Show.

(Les photos ne sont pas extraites du livre) 

24/07/2017

Décès de Jacqueline Cartier

jacqueline cartier,oui je crois,robert laffont,film,la famille duratonJacqueline Cartier, comédienne et journaliste culturelle, est décédée jeudi à Sainte-Marie-la-Mer (Pyrénées-Orientales) à l'aube de ses 96 ans, ont annoncé ses proches à l'AFP lundi. Née le 22 juillet 1922, elle fut d'abord pensionnaire de la Comédie-française, joua dans plusieurs films.
Dans les années 1950, elle participe au feuilleton radiophonique "La famille Duraton", divertissement des plus populaires. Puis elle s'oriente vers une carrière de critique de théâtre et de spectacles, pour l'Aurore puis France-Soir.
C'était "l'éternelle amoureuse des mondes du cirque, des lettres, du théâtre, du cinéma, de la danse et des chats", écrit sa filleule Sophie Dynam, dans un texte transmis lundi à l'AFP. "Aimée et reconnue dans le monde du spectacle, de Maurice Béjart à Pierre Cardin, des Branquignols à Line Renaud, de la famille Grüss au festival de Monte-Carlo, elle n'avait aucune frontière, elle aima et admira de tout son coeur", ajoute-t-elle.
Jacqueline Cartier écrivit aussi plusieurs ouvrages, avec Mireille Mathieu et Josephine Baker, sur les coulisses de Bobino ou encore sur Charles Vanel.

Source : L'Indépendant

41FGMPQ4KAL__SX301_BO1,204,203,200_.jpgLa plus pauvre des petites filles d'Avignon a conquis le monde. Par sa voix, sa gentillesse, son courage, la foi qui l'anime. Elle est aimée parce qu'elle aime. Paris, New York, Moscou, Pékin l'ont portée en triomphe. Sa vie n'est pas un "conte de fées", mais une conquête... Ici, elle dit tout sans tricherie, mais avec la pudeur qu'on lui connaît et qui nous la rend plus chère encore. (4e de couverture - R. Laffont)'

004256011.jpgCette biographie officielle, écrite par Jacqueline Cartier (en collaboration avec Mireille Mathieu) est bien documentée et nous fait voyager confortablement, tantôt avec émotion, tantôt avec humour, dans le petit monde de Mireille Mathieu. Petit monde qui s'étend, nous le savons tous à présent, aux quatre coins de l'horizon. Les admirateurs de Mireille liront ce livre en croyant bien souvent entendre Mireille raconter, en confidente, de mémorables tranches de vie. C'est là un des grands mérites de Jacqueline Cartier, journaliste professionnelle, qui a su conjuguer brillamment la narration rigoureuse et le bonheur d'écriture. "Oui, je crois" est une biographie qui est aussi un beau roman. (JCF - Livre publié en 1987)

22/07/2017

Avec nos meilleurs souvernirs

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21/07/2017

Décès de Claude Rich

254788829_B9712671284Z_1_20170721123639_000_GUK9FQE8B_2-0.jpgLe comédien Claude Rich, l’une des figures les plus familières du cinéma français, est décédé jeudi soir, à l’âge de 88 ans, des suites d’une longue maladie à son domicile en région parisienne, a annoncé vendredi à l’AFP sa fille Delphine Rich.

Cet acteur connu pour son sourire gourmand et sa voix subtile, un peu voilée, a joué au total dans une cinquantaine de pièces et près de 80 films, dont les emblématiques «Tontons flingueurs».

Acteur discret et élégant, il affectionnait les rôles de grands personnages.

Ses compositions de personnages historiques sont restées dans les mémoires, notamment au théâtre Talleyrand («Le Souper», 1989) — à l’écran, le rôle lui vaudra un César en 1993 -, Althusser («Le Caïman», 2005) ou le cardinal Mazarin («Le Diable rouge», 2008). A la télévision, il a également interprété Léon Blum (2000), Galilée (2005) ou Voltaire (2007).

Au cinéma, il a souvent joué les seconds rôles et est passé du jeune premier des années 1960 à l’acteur prisé des plus grands réalisateurs («Le Crabe-Tambour» (1976), «L’Accompagnatrice» (1992), «Le Colonel Chabert» (1994) ...)

Il n’hésite pas à devenir le druide Panoramix d’«Astérix et Obélix» (2002).

«Il est comme un joueur de jazz qui fait chaque fois des variations différentes, pour le plaisir, pour épater», disait de lui Bertrand Tavernier avec lequel il a tourné plusieurs films et qui aimait «sa jeunesse, sa folie, son inventivité», mais aussi «ses angoisses et ses doutes, sa discrétion» et puis «ses fous rires».

Claude Rich était également un auteur dramatique passionné par l’écriture et avait joué dans ses propres pièces : «Un habit pour l’hiver», «Le zouave», «Une chambre sur la Dordogne», «Pavane pour une infante».

Officier de la légion d’honneur, il avait reçu un César d’honneur (2002).

Il était marié avec la comédienne Catherine Rich avec qui il a eu deux filles, Delphine et Natalie.

Source : SudInfo.fr

En hommage, voici le merveilleux film "Le Souper" - film entier sur YouTube (cliquez ici)

Invitez-vous à la table de Talleyrand et de Fouché, dans une France transie après la défaite de Waterloo ! Les excellents Claude Rich et Caude Brasseur reprennent respectivement les rôles de Talleyrand et Fouché, qui leur avaient déjà valu un triomphe sur les planches, dans la pièce de Jean-Claude Brisville (Brasseur ne connaîtra pas ici la même mésaventure que pour Le Dîner de cons...). Joute verbale brillantissime entre deux hommes que tout oppose – naissance, esprit, façon d'être, une opposition qui se perçoit jusque dans la façon de boire le cognac – et qui, pour un soir, doivent s'entendre ("C'est vous et moi, ou bien ni l'un ni l'autre") pour décider du destin de la France, Le Souper bénéfice d'une interprétation de très haut niveau et d'une photographie exceptionnelle. On se croirait réellement dans un palais péniblement éclairé au début du XIXe siècle.

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20/07/2017

Et si je revenais

Et si je revenais, Mireille Mathiueu, YouTube

18/07/2017

Actualité

Capturemp.JPGmireille.jpgNous pensions que le nouvel album classique annoncé d'abord pour 2017 ensuite pour 2018 était déjà enregistré, e invece no ! (cliquez ici). Mireille est de nouveau à Prague pour l'enregistrement de cet album que nous croyions terminé depuis plusieurs mois.

mireille.jpgMireille sera une fois de plus au Festival Spasskaya Tower de Moscou en 2017.

mireille.jpgSophie Mathieu, exposera ses "oeuvres" à Sisteron du 5 au 20 août... Sauf contrordre, Mireille n'assistera pas au vernissage de l'exposition.

mireille.jpgs-l500mma.jpgSurprise dans les bacs de la FNAC de Bruxelles : on y trouve la compilation "Die Goldenen Super 20". Ce DVD date de 1992, mais le choix des succès allemands est excellent. Il est également en vente sur  amazon.fr et amazon.de. Les titres :
Walzer der Liebe - Kleine Schwalbe - Der Wein war aus Bordeaux - Aloa-he - Der Zar und das Mädchen - Akropolis adieu - Hinter den Kulissen von Paris - Roma, Roma, Roma - Der Pariser Tango - Hans im Glück - La Paloma ade - Es geht mir gut, Chéri - Meine Welt ist die Musik - Tarata-Ting, Tarata-Tong - Das Wunder aller Wunder ist die Liebe - Martin - Und der Wind wird ewig singen - An einem Sonntag in Avignon - Ganz Paris ist ein Theater - Aber dich vergess ich nie.
 

  

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14/07/2017

Aujourd'hui, la Marseillaise

marseillaise,demoiselle d'orléans,made in france

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06/07/2017

Auto-Tune - La machine à chanter juste

auto-tune,2017,cd,album,2018Le nouveau CD annoncé par Mireille l'année dernière et enregistré au printemps 2017 sortirait à l'automne 2018. Pourquoi reporter d'un an le lancement de cet album ?

J'écrivais tout récemment (cliquez ici) que Mireille Mathieu, qui semble être considérée en Slovaquie comme la dernière étoile de la chanson française, avait choisi d'enregistrer son nouvel album à Prague et que cet album sortirait en octobre 2017. Pour cet enregistrement, Mireille était entourée d'excellents choristes qui travaillent régulièrement pour le cinéma et des enregistrement CD de productions mondiales.

Enregistrer un disque de mélodies classiques n'est pas sans risque pour une chanteuse de variétés. Il n'est dès lors pas impensable que le matériel a été confié à un au magicien d'un quelconque studio pour corriger quelques cavatines disgracieuses, retardant ainsi la sortie d'un album que l'on croyait prêt à être lancé sur le marché.

Ajout du 18.07.2017. - Le site officiel indique à présent que Mireille est à Prague au mois de juillet pour l'enregistrement du CD ! Je n'arrive plus très bien à suivre. Il nous reste à attendre l'automne 2018 sans trop se poser de questions.

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AUTO-TUNE, UN LOGICIEN UTILE SEULEMENT AUX VIRTUOSES ?

C'est le plus grand secret de la Pop. Mais un secret de polichinelle. Auto-tune est un logiciel qui corrige la voix. Un “photoshop” pour chanteurs, massivement utilisé dans l'industrie du disque mais aussi sur scène, en live. (Nouvo)

Il est partout, dans tous les studios d’enregistrement. Auto-tune permet d’ajuster une voix numériquement lorsque l’interprétation laisse à désirer. « S’il s’agit de chanter un La mais que l’interprète se situe un peu au-dessous ou au-dessus, on peut demander à l’ordinateur, via auto-tune, de recalculer la note chantée pour qu’elle corresponde à un La absolu », explique Paul Sutin, directeur du studio Dinemec à Gland. Une pratique qui permettrait surtout de gagner du temps. « Avant ce type de technologies, on devait enregistrer quinze fois la même chanson pour choisir la meilleure prise. Aujourd’hui, une ou deux erreurs d’interprétation ne sont plus rédhibitoires puisqu’on peut les gommer », poursuit Paul Sutin.

Muriel Dubuis met en garde 

Le recours à auto-tune et à d’autres programmes similaires de correction mélodique devient presque systématique dans les productions discographiques. « Moi, Céline Dion, tout le monde le fait, s’exclame Alain Morisod, musicien et producteur genevois. C’est très pratique. Si, en enregistrement, une interprétation vocale est sublime mais qu'elle  comporte une ou deux faussetés, Auto-tune nous permet de la sauver. » Ces corrections numériques, comparables aux retouches des photographies dans la publicité, ne constituent-elles pas une manipulation de l’auditeur-consommateur ? « Il ne s’agit pas de mentir aux gens, mais plutôt de leur livrer le meilleur produit possible, poursuit Morisod. Et l’auto-tune ne fait pas des miracles. Quelqu'un qui chante mal, chantera toujours mal. »

Il n’empêche, des voix s’élèvent contre le recours abusif à ces techniques de correction. D’autant qu’aujourd’hui, de nombreux artistes y ont recours sur scène. « Le fait qu’on puisse corriger la voix en temps réel, en live, me rend folle, s’énerve Muriel Dubuis chanteuse et prof à l’EJMA. C’est presque encore pire que le playback. En concert, on attend d’un artiste qu’il se livre, sans filet. Peu importe les failles et les imperfections, elles font partie de l’art et de son histoire. »

Source : François Roulet

Seuls Dion ou Aznavour peuvent s’en passer

«L’auto-tune ne transformera jamais un mauvais chanteur en virtuose, précise pourtant Chilly Gonzales, il officie comme un correcteur mais il n’agit pas sur d’autres paramètres essentiels comme l’intention, l’expressivité, le charisme ou la prononciation du chanteur.» Pour le pianiste virtuose, lui-même adepte de l’auto-tune, «seuls Céline Dion ou Charles Aznavour peuvent s’en passer». Que les chanteurs soient au courant ou pas, leurs disques passeront de toute façon entre les mains des ingénieurs du son qui suppriment la moindre fausse note. Certains ont d’ailleurs fait de la maîtrise de l’auto-tune, assez complexe, leur spécialité. Et le succès du logiciel a inspiré la concurrence, qui a créé des programmes de correction vocale assez similaires comme Melodyne, V-Vocal ou VoiceWorks.

Source : Libération

Mieux avant ?

Si le trop-plein d’auto-tune risque de se faire sentir un jour (déjà pour certains lecteurs prêts à commenter), seule compte en fait la qualité des chansons. À chaque époque ses instruments, ses innovations, ses bon titres et ses mauvais; avec ou sans auto-tune. Et Koudlam de conclure en imaginant le futur : “Ca peut durer un moment, il y a encore des choses a faire avec, et ça permet à n’importe qui de chanter. C’est un peu l’effet/instrument d’Idiocracy, mais on finira probablement par s’en lasser. A ce moment, ça sonnera très 2015.” Et vous serez peut-être prêts à commenter pour dire que c’était mieux avant.

Source : Les InRocks

Autre article intéressant sur ce thème : Télérama.

 

10:10 Écrit par JCF | Commentaires (1) | Tags : auto-tune, 2017, cd, album, 2018 |  Facebook |

04/07/2017

Mireille Mathieu vue par "Chante France"

biographie

Capturecf.JPGLes débuts de Mireille Mathieu ont tout de ces histoires dont sont faits les contes de fée. Née à Avignon le 22 juillet 1946 dans une famille modeste, elle est l'aînée de quatorze enfants. Tailleur de pierre de profession, mais également grand amateur d'opéra et bon chanteur lui-même, son père l'initie tôt à la musique.

Dotée d'une voix forte et mélodieuse, elle commence à chanter dès l'âge de quatre ans, animant notamment la messe de minuit. À treize ans, elle arrête sa scolarité pour travailler et contribuer à soutenir sa famille : elle devient ouvrière dans une usine d'enveloppes. Cette grande admiratrice d'Édith Piaf n'en oublie pas pour autant sa passion pour la musique : elle se présente trois années de suite au concours On chante dans mon quartier organisé par la mairie d'Avignon, et finit par le remporter en 1964 en interprétant « La Vie en rose ». Raoul Colombe, adjoint au maire d'Avignon, est conquis et décide de soutenir la jeune chanteuse en la faisant participer à de nombreux galas locaux : fin 1965, il la pousse à participer au Jeu de la chance, une émission de télé-crochet.

img079_modifiécb-1.jpgLe 21 novembre 1965, Mireille Mathieu fait sa première animation télévisée en interprétant une chanson d'Édith Piaf dans Télé dimanche de Roger Lanzac et Raymond Marcillac : elle est plébiscitée par le public et dix millions de téléspectateurs, et reste sept semaines de suite à l'antenne. Mireille Mathieu doit affronter une concurrente redoutable en la personne de Georgette Lemaire, autre jeune émule de Piaf, mais finit par triompher de haute lutte.

À cette occasion, la chanteuse est découverte par l'agent artistique Johnny Stark, déjà en charge des carrières de vedettes comme Johnny Hallyday et Yves Montand. Stark, sentant chez la petite avignonnaise un potentiel de star nationale, voire internationale, prend Mireille Mathieu sous son aile, tout en organisant un battage médiatique intensif. L'entregent de Johnny Stark réussit à convaincre Bruno Coquatrix : au mois de décembre, accompagnée par Jacques Denjean et son orchestre, Mireille Mathieu interprète trois chansons en première partie du Sacha Show donné à l'Olympia par Sacha Distel et Dionne Warwick.

Charmée par cette première grande expérience et par la gentillesse des autres artistes, Mireille Mathieu fait également la connaissance du musicien Paul Mauriat, venu assister à sa prestation sur l'insistance de Johnny Stark ; jusqu'ici agacé par la promotion faite autour de la chanteuse et peu enthousiasmé à l'idée de travailler avec elle, Mauriat est conquis par sa prestation et accepte de lui servir de mentor musical. C'est une formation intensive que va suivre Mireille Mathieu, avec au menu cours de chant et de danse, puis de langues, à un rythme intensif. Paul Mauriat se charge de ses répétitions, tandis que le parolier André Pascal s'occupe de lui écrire des textes. C'est encore Sacha Distel qui vient donner un coup de pouce à la chanteuse en éditant à la demande de Paul Mauriat la chanson « Mon credo », qui s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.

Mireille Mathieu commence à enchaîner les succès discographiques comme « Qu'elle est belle », « La Dernière valse » et « Viens dans ma rue ». Très présente dans les médias, elle est régulièrement invitée dans les émissions de variétés ; moins d'un an après son passage en première partie à l'Olympia, Mireille Mathieu passe en vedette dans la célèbre salle de Bruno Coquatrix. En 1966, elle interprète « Paris en colère » lors du générique de fin du film à succès Paris brûle-t-il ?

Trois ans après la mort d'Edith Piaf, le public français adoube Mireille Mathieu comme la nouvelle star de la chanson réaliste, et ce malgré la concurrence toujours présente de Georgette Lemaire.

13076885_1012120472209399_5846853486cb336571_n.jpgLa gestion habile de Johnny Stark permet à la carrière de Mireille Mathieu de prendre rapidement un envol international : la chanteuse enregistre des versions de ses titres dans plusieurs langues étrangères et accède aux hit-parades de plusieurs pays, dont l'URSS, le Japon et les États-Unis. Mireille Mathieu est devenue une sorte de « voix de la France », combinant un style néo-Piaf et des revendications identitaires aussi basiques que saines : « Paris en colère » devient ainsi une sorte d'hymne d'une Libération idéalisée.

Outre Paul Mauriat et André Pascal, Mireille Mathieu multiplie les collaborations,notamment avec Francis Lai, dont elle interprète entre autres la chanson « Un homme et une femme » dont l'air a été popularisé par le film homonyme de Claude Lelouch. En Grande-Bretagne, elle triomphe grâce à « La Dernière valse », version française de « The Last Waltz » popularisé par Engelbert Humperdinck : elle chante à la Royal Performance devant la Reine Elizabeth II. On la voit sur scène aux Étas-Unis et au Canada, participant à des galas en compagnie de stars anglo-saxonnes de la chanson. En Allemagne, elle connaît également le succès avec la chanson « Hinterden Kulissen von Paris ».

En 1975, Mireille Mathieu se produit au Carnegie Hall de New York. Mais les années 1970 la voit s'éloigner des salles françaises : si elle est toujours très présente dans les médias et dans les bacs de disques, la chanteuse déserte les planches de l'Hexagone et ne se produit plus qu'à l'étranger durant plusieurs années. Grâce à ses multiples collaborateurs (Alice Dona compte parmi ses musiciens, Serge Lama et Claude Lemesle parmi ses paroliers), Mireille Mathieu s'aventure sur des terrains moins consensuels que ne le laisserait croire son répertoire première manière, avec les chansons « Le Silence », « Le Strapontin » ou « L'Anniversaire » (qui, juste après la loi Veil, aborde la question de l'avortement).

mmchaz1cb.jpgLe style de Mireille Mathieu, ressortissant d'une variété avant tout romantique (« Mes chansons parlent toujours d'amour. C'est comme ça que je les aime ») évolue avec les années vers un type de chant proche de celui des interprètes vocalistes à l'américaine. Bien que son succès discographique ne se démente pas, la chanteuse prolonge son absence des planches hexagonales. On l'entend interpréter des titres originaux (« Tous les enfants chantent avec moi », « Mille colombes », « Folle folle follement heureuse », écrite par Charles Aznavour) mais également des reprises comme « Je suis une femme amoureuse », d'après Barbra Streisand, « La Marche de Sacco et Vanzetti », « New York New York »... mais de Mireille Mathieu sur scène, point.

Éditée dans le monde entier, Mireille Mathieu est même « entendue » dans l'espace : en 1975, la navette Apollo XV joue en effet l'une de ses chansons sur la Lune. En 1981, elle interprète « Bravo tu as gagné » (adaptation de « The Winner Takes It All ») avec le groupe Abba ; en 1983, c'est « Together We're Strong », chanté en duo avec l'acteur Patrick Duffy (Dallas, L'Homme de l'Atlantide...).

Ce n'est qu'en 1985 que Mireille Mathieu revient chanter sur une scène française, plus précisément à l'Olympia, lieu de son premier triomphe. À la même époque, inspirée par un duo avec Placido Domingo, Mireille Mathieu développe son répertoire vers une fusion entre la variété et l'opéra, prenant des cours pour renforcer sa maîtrise vocale. En 1986, elle fête ses vingt ans de carrière au Palais des Congrès et se produit en Chine. Consacrée « chanteuse préférée des Français » par un sondage, elle interprète la même année une chanson en duo avec Andy Williams, devant les présidents Reagan et Mitterrand lors des festivités du centenaire de la Statue de la Liberté.

542875_226935417410223_105978712839228_279632_1310456738_cbn.jpgÀ la fin des années 1980, la compilation de ses grands succès devient double disque d'or. Mireille Mathieu n'a cependant pas su renouveler son public, les jeunes générations demeurant quelque peu imperméables à son style légèrement daté. Alors que sa concurrente Georgette Lemaire a déjà disparu, Mireille Mathieu semble en léger décalage à l'époque du Top 50, dont le classement révèle le succès d'une nouvelle génération d'artistes. D'aucuns se moquent de la coiffure de la chanteuse, de l'emphase de certaines chansons de son répertoire, et de son côté « France éternelle ».

En 1989, avec le décès de Johnny Stark, Mireille Mathieu perd son mentor de toujours ; sa carrière semble perdre son allant : elle tente de changer de coiffure, et sort plusieurs albums, L'Américain, Ce Soir Je T'ai Perdu (conçu avec François Feldman) qui ne rencontrent pas le succès escompté. En 1990, elle se produit au Palais des Congrès, mais le public manque à l'appel. Ses apparitions sur les écrans français se font plus rares. Les albums Mireille Mathieu Chante Edith Piaf (1993) et Vous Lui Direz... (1996, avec un titre écrit par Maxime Le Forestier) la rappellent au bon souvenir du public français, mais la chanteuse est à nouveau absente des scènes françaises : on la voit chanter aux États-Unis en 1996, en Chine en 1997, au Noël du Vatican cette même année.

Ce n'est qu'en 1998 qu'elle se produit à nouveau à l'Olympia avant de repartir pour les scènes du monde entier (Russie, États-Unis, Ukraine, etc). Si elle se produit à nouveau en France en 2002, à l'occasion de l'album De Tes Mains, Mireille Mathieu n'a plus vraiment la cote auprès des médias français, ni du jeune public, qui tend à la considérer comme une relique du passé, son aspect « chanteuse française connue au Japon » attirant souvent les railleries.

mmricochet4Olympiacb.jpgEn 2005, elle se produit avec succès à l'Olympia pour fêter ses quarante ans de carrière, recevant un disque de rubis pour l'occasion. Mais si ses fans de toujours sont toujours au rendez-vous, la mode semble avoir définitivement déserté une Mireille Mathieu à l'image immuable, au point que son apparition Place de la Concorde aux côtés de Nicolas Sarkozy, interprétant « Mille colombes » lors de l'élection de ce dernier en mai 2007, est tournée en dérision par certains comme une sorte de « retour de la momie ». Un quinquennat plus tard, Mireille Mathieu réapparaît par le biais d'une troisième version de son éternel Mireille Mathieu Chante Piaf, revu et réorchestré en vue du 50ème anniversaire de la disparition de la « Môme », coïncidant avec les 50 ans de carrière de son interprète, célébrés à l'Olympia un an plus tard. En 2015 paraît Olympia 1967 / Olympia 1969, réunissant deux enregistrements en public inédits, et en novembre une réactualisation de ses chants de Noël parus en 1968 et réédités en 2004 (Mireille Chante Noël). La nouvelle version intitulée simplement Noël comprend un duot inédit de 1979 avec Tino Rossi sur « Petit Papa Noël » (enregistré lors d'une émission télévisée de Maritie et Gilbert Carpentier) et « La Colombe de Noël » avec les Petits Écoliers Chantants de Bondy.

Probablement victime de son refus d'évoluer face aux diktats de la mode, Mireille Mathieu n'en reste pas moins fidèle à un parcours artistique dont la richesse vaut mieux que les caricatures parfois blessantes de ses détracteurs. Qu'elle aie ou non été la voix de la France et la nouvelle Édith Piaf, Mireille Mathieu n'en demeure pas moins l'une des chanteuses françaises les plus actives et les plus internationales : qui oserait dire que les Russes, les Chinois et les Japonais ont mauvais goût ?

Source : Chante France (www.chantefrance.com)

10:12 Écrit par JCF | Commentaires (1) | Tags : biographie, chante france |  Facebook |