21/07/2016

Mireille et la Belgique

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2006 - Réception à l'hôtel de ville de Bruxelles.

 

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21 juillet - Fête nationale belge
Photo : Roland Gonda

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brruxelles,grand-place,belgiqueMireille sur scène

La première fois que j'ai vu Mireille sur scène c'était donc à l'Ancienne Belgique. Je me souviens qu'il y avait en première partie Michel Delpech, Gérard Majax, les frères Sullon, des acrobates et autres artistes. Mireille passait donc en seconde partie et portait une robe bleue et une robe rouge Louis Féraud qui lui allaient à merveille. C'était aussi ma première dédicace sur le grand 33 tours "En direct de l'Olympia", enregistré en studio cependant. La photo qui illustre ce chapitre est celle de mon 33 tours qu'aujourd'hui encore je garde précieusement. C'est donc bien à moi que s'adressent ces grosses bises écrites avec application sous la vigilence de Johnny Stark et que Google affiche depuis plus de 10 ans.

mmcarteAncienneBelgiqueRico.JPGAprès 1967, j'ai revu Mireille à l'Ancienne Belgique en 1969 et 1970. Là les souvenirs s'embrouillent un peu. Je me souviens avoir y acheté le 33 tours "Sometimes" à l'issue du concert donné en 1969. Quant à l'année 1970, le souvenir est plus précis puisque j'y étais allé avec un ami de classe fort en math que j'avais "mireillemathieutisé" comme il disait alors et qui m'a remercié à sa façon en me transmettant une grande part de sa passion pour la musique classique. Bel exemple du respect des différences comme on dirait aujourd'hui. Le plus étonné de tous était sans doute le prof de math qui n'en revenait pas que  "le matheux" avoue sans rougir avoir été conquis par l'Avignonnaise.  
Cette année 1970 était aussi plus marquante car c'est par hasard que nous avions tous deux croisé Mireille Mathieu, Johnny Stark et la "petite équipe" qui se rendaient à pied de la salle de concert à l'hôtel Amigo situé à proximité. Un hôtel chic où Mireille, aujourd'hui encore, séjourne lors de ses passages à Bruxelles. 

mm carte postale.jpgMireille à Knokke et Ostende

Les années 60 finies, finie l'école aussi et finies les bouderies estivales lorsque le Kursaal d'Ostende ou le casino de Knokke affichaient le passage estival assez régulier de Mireille à des dates qui ne me permettaient pas d'y assister. Il me fallait à présent préparer ma valise pour les 15 mois de service obligatoire à l'armée. 
Il ne fallait pas, à cette époque, être fan pour connaître les chansons de Mireille Mathieu car elle était incontournable. Mireille Mathieu c'est pour les filles disaient certains mais ils s'en accommodaient très bien. 
1er septembre 1970. François Mauriac vient de mourir et me voilà donc pour trois mois à Malines essayant de démonter-remonte démonter à nouveau une arme en un temps record, une mission impossible en ce qui me concerne ! 
Les grands succès de Mireille étaient alors "Pardonne-moi ce caprice d'enfant" et "Donne ton coeur, donne ta vie".
Après ces trois mois de "formation", Beauvechain m'accueillait pour un terme de douze mois dans un état major où je consacrais mon temps à rédiger des rapports de chasse, subir les alertes de l'OTAN et faire des tours de garde soit sur le domaine proprement soit près de Wavre, dans un lieu très isolé pour ne pas dire désert. Philips avait eu la bonne idée de lancer au début des années 60 la cassette audio. Pour combler mes moments de solitude j'emportais ainsi les miennes qui contenaient essentiellement Mireille Mathieu et que je ne me lassais pas d'écouter.

 

RPHMMJB2.jpgMais ce serait aller vite en besogne qu'arrêter ici les années 70 à 76, car ce serait oublier que - l'Ancienne Belgique ayant fermé ses portes - je me suis rendu à Knokke, avec ma promise un ou deux week-end après notre rencontre. Nous étions au mois du juillet 1974 et le casino me rappelait mon énorme regret de n'avoir pu assister au concert de Jacques Brel et dont avec Françoise Hardy faisait la 1re partie.
Mais ce soir nous étions enfin - et Brel aussi en quelque sorte, puisque j'y voyais tout ce petit monde bourgeois très huppé qu'il avait si bien décrit dans l'ironique "Jacky". Je m'étonnais que Mireille chantât dans de tels endroit, car pour paraphraser Brel, je dirais que "on n'y applaudit pas, Monsieur, on n'y applaudit pas... on y fait clapote". Si la soirée, bien que courte - Knokke oblige - fut belle quand même, le vin posé sur notre table palliait la froideur irritante des spectateurs dont on ne savait trop ce qu'ils étaient venu faire. Mais une fois encore, c'était Knokke, son casino et une certaine bourgeoisie que nous venions de découvrir. 
Ai-je encore vu Mireille en public à cette époque ? Il me reste le souvenir d'une place réservée pour le casino d'Ostende en 1973, mais je n'ai pu m'y rendre. Un regret de plus s'ajoutait à mon palmarès déjà fort chargé.

 

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Le dernier week-end de juillet 1987 fut, en ce qui me concerne, un week-end entièrement consacré à Mireille Mathieu puisque l'artiste se se produisait le 25 juillet au casino de Knokke et le lendemain au Kursaal Ostende. Si le récital, assez court du samedi ne m'avait pas trop enchanté, le public et l'artiste semblant chacun se demander ce qui avait bien pu les amener là, celui du dimanche soir, en revanche, m'a enthousiasmé par sa qualité et le chaleureux accueil du public international (anglais, allemand, néerlandais, français...).
L'année 1987 a également été marquée par "Le Grand Echiquier" de Jacques Chancel entièrement consacré à Mireille Mathieu et la sortie du livre "Oui, je crois" écrit par Jacqueline Cartier, en collaboration avec Mireille Mathieu. Le livre a connu un beau succès de presse grâce à l'intérêt que lui ont porté les médias.
Je retiens quatre chansons de l'année 1987 : "Rencontres de Femmes", "L'enfant volant", "Ma délivrance" et "Je suis revenue vers toi" ("Un fuoco").

2977305380.jpgMireille à Forest-National

En 1988, les médias commémorait le 25e anniversaire du décès d'Edith Piaf. TF1 lui consacra, fin janvier, un très bel hommage à la Môme où nous retrouvions parmi tant d'autres artistes, Mireille Mathieu et Johnny Hallyday interprétant "A quoi ça sert l'amour". La chanson fut reprise une deuxième fois vu l'enthousiasme que ce duo inattendu avait suscité. 
Je ne vois rien d'autre de marquant pour cette année sinon que je me rendais le 18 novembre à Forest-National (Bruxelles) pour un récital Mireille Mathieu donné en faveur de l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola. C'est la seule fois où Mireille est venue dans cette salle prestigieuse qui accueille, aujourd'hui encore, les plus grands artistes internationaux. Mireille y était au mieux de sa forme  en interprétant les chansons que nous avions pu entendre au Palais des Congrès (Paris) en 1986. Une nouvelle chanson au répertoire cependant : "L'enfant que je n'ai jamais eu".

Il faudra attendre 2002 pour que je revoie Mireille Mathieu en Belgique, au cirque royal de Bruxelles. Entre-temps, j'avais acquis quelques très beaux albums français et allemands. "Que pour toi" (1991), "Una Mujer" (1991), "Mireille Mathieu chante Piaf" (1993), "Vous lui direz" (1995), "In meinem Traum" (1996), "Alles nur ein Spiel" (1999) et "De tes mains" (2002). Sur le plan médiatique, ces années sont classées pour moi dans le dossier de l'absence. La télévision allemande accueillait cependant régulièrement la "demoiselle" dans de nombreux shows avec un enthousiasme à la fois rassurant et réconfortant ("Last Night Show", "Meine Welt ist die Musik", "Das Sommerfest der Voksmusik", etc.
Mes chansons françaises préférées pour cette période 1990-2002 ? "Non, je ne regrette rien", "L'homme à la moto", "Que pour toi", "Pour la vie", "Comme si c'était écrit", "Vous lui direz", "A la moitié de la distance", "Une chanson signée je t'aime", "C'était pas la peine", "La solitude", "Les larmes de tes yeux" et "La même histoire".

mm875.jpgMireille au Cirque Royal de Bruxelles

En 2005, Mireille Mathieu n'est pas passée par la Belgique pour fêter ses 40 ans de carrière. C'est l'Olympia qui l'a accueillie avec le succès que l'on sait. Une tournée s'en est suivie. On pouvait espérer pouvoir parler enfin de "retour" à l'avant-plan de la chanson française avec l'excellent CD "Une place dans mon coeur", dont les plus belles chansons sont peut-être "Toute une vie" et "Un peu d'espérance". Mireille Mathieu récoltera les honneurs en France à l'étranger. Elle donnera, en 2008, 2010 et 2013, de nombreux concerts en Allemagne et quelques-un en Russie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne.

Mireille Mathieu a
fêté en 2014, ses 50 ans de carrière avec un passage à l'Olympia suivi d'une tournée dans plusieurs pays d'Europe, dont la Belgique (Cirque Royal de Bruxelles). Pourquoi situer ses débuts en 2014 ? Parce que c'est l'année de sa victoire au radio-crochet "On chante dans mon quartier" avec "La vie en rose" d'Edith Piaf), un concours organisé par le C.C.A.A.A. (Comité de coordination des activités avignonnaises) créé à l'initiative de Raoul Colombe, adjoint au maire d'Avignon. C'est par ailleurs Raoul Colombe qui édite, après cette victoire, une bande magnétique de la "petite", qu'il s'emploie à diffuser dans toutes les maisons de disques ayant déjà eu des contacts pour la carrière de Michèle Torr, gagnante du critérium de 1962.    

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10:57 Écrit par JCF | Commentaires (0) | Tags : brruxelles, grand-place, belgique |  Facebook |

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