20/03/2016

La maman de Mireille Mathieu nous a quittés ce dimanche

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La maman de Mireille Mathieu est décédée ce dimanche 20 mars 2016.

En mémoire de Mme Marcelle Mathieu, la plupart des blogs consacrés à Mireille Mathieu
observeront une semaine de deuil.

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Merci au site Aujourd'hui je reviens (cliquez ici)

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RicoSaga.jpgDélaissée dès après sa naissance par sa génitrice, Marcelle avait été éleveé à Dunkerque chez sa grand-mère qui décèderait en 1940, à l'âge de 92 ans. Sans réserve et à nouveau orpheline, Marcelle sera recueillie par la patronne d'un établissement où avait oeuvré jadis sa maman en tant que serveuse de café.

Marcelle(-Sophie), la future maman de Mireille, s'appelait donc encore Poirier lorsqu'elle s'est retrouvée en 1944 dans le Vaucluse, lors de l'exode des années 40. Née à Rosendael dans le Nord de la France, à 3 kilomètres de Dunkerque, Marcelle n' y retournera pas lorsque la guerre aura pris fin.

La France entière fête sa libération. Marcelle-Sophie qui a repris le goût à la vie , va danser comme tout le monde et rencontrera le grand amour, en la personne de Roger Mathieu. Ils ne se quitteront plus. Très vite, Marcelle-Sophie, qui est alors responsable du service de ravitaillement à la mairie d'Avignon, devient Madame Roger Mathieu. Presque aussi vite, le 22 juillet suivant - nous sommes en 1946 -, vient le premier bébé.

« Nous l'appellerons Mireille ! C'est un nom de Provence » décrète Roger, qui voit toute la Provence défiler devant lui. Le prénom "Mireille" , c'est la Provence à travers la musique et la littérature. Viendront ensuite Monique, Christiane, Marie-France, Réjane, les jumeaux Régis et Guy qui précèdent Roger, Jean-Pierre, Rémy ; puis Sophie, Philippe, Béatrice et enfin Vincent.

Mireille dira en 1983 de son papa, Roger Mathieu : « Mon père a toujours eu une belle voix de ténor léger, mais à cette époque là... » chanter n'était pas un considéré comme un métier par le grand-père Mathieu. « Dans la famille on est tailleur de pierre de père en fils... Tu seras tailleur de pierre comme moi, comme mon père... La chansonnette, pas question ! » et Roger devint tailleur de pierre en maniant le ciseau et le marteau, en façonnant l'onyx, le marbre, le granit ou le basalte. A travers tous les angelots naissants sous ses doigts, Roger Mathieu chantait. Les Mathieu vivront dans le quartier des Morillons, un faubourg hors des remparts d'Avignon. Un faubourg insalubre. Mais dans ce triste décor vit une famille proprette, unie et gaie.

La guerre 39/45 est terminée, Avignon, comme les autres villes de France panse ses plaies. Le quartier des Morillons va être rasé pour faire place à des H.L.M. en béton... Les Mathieu sont relogés dans un autre faubourg avignonnais, « La Croisière ». La famille s'installe dans un baraquement préfabriqué en fibrociment de la Cité des Malpeignés, qui sera vite baptisé « Le Chicago d'Avignon ». Ce n'est pas encore le luxe, même si le sol est moins boueux qu'aux Morillons. C'est pourtant dans ce quartier que Mireille grandit et entretient ses rêves d'enfant.

Quelques années plus tard la famille déménage à nouveau . Cette fois pour un cinq-pièces ! Un toit, une véritable Maison, toujours dans un faubourg d'Avignon, mais au nom enchanteur, prometteur : La « Croix des Oiseaux ». Mireille change un nouvelle fois d'établissement scolaire. Elle a horreur de l'école. Elle préfère de beaucoup s'occuper de la maison, aider sa maman et s'occuper avec elle des petits frères et sœurs. « J'ai réussi mon certificat d'études » annonce fièrement Mireille en entrant chez elle ce jour-là. Sa première vraie victoire !

Les temps sont durs et les rentrées d'argent trop justes pour subvenir aux besoins de cette famille de quinze personnes. Alors Mireille, le cœur en fête, accompagnée de sa sœur cadette Monique, prend le chemin de la fabrique d'enveloppes du village voisin de Montfavet. Huit kilomètres aller-retour qu'elles font à pied dans un premier temps, puis à bicyclette, ensuite en vélo-moteur.

Mais la fabrique qui employait Mireille avec sa sœur Monique fait faillite. Mireille se retrouve au chômage. C'est alors qu'elle a accepté un poste de monitrice dans une colonie de vacances « Les Cigales ». Une poste qui lui convient à merveille. Ces garçons et ses filles de onze, douze ou treize ans deviennent vite ses autres frère et sœurs.

« La chanson, c'est tout pour moi ! » dira plus tard Mireille. C'est pourquoi elle chantera déjà avec bonheur, une nuit de Noël, dans la petite église de la Croisière, un cantique provençal que son père lui avait appris. Mireille avait à peine 4 ans. «Ce jour-là, j'ai reçu mon premier cachet de vedette : des sucettes ! ».

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Sources : «Mireille Mathieu », Christian Page ; vérifications et précisions : dans "Oui, je crois" (Jacqueline Cartier) et "La véritable Mireille Mathieu (Emmanuel Bonini).
Adaptation : Ricochet « MM-Avignon »
, pour Radio CoCoon. 

Marcelle et Roger Mathieu.jpgRICORETROptf.jpgEn 1944, fuyant Dunkerque, la jeune Sophie-Marcelle Poirier débarque en Avignon. A la Libération, "dans un de ces petits bals de plein air, un soir, sous les flonflons de la place des Carmes, Marcelle croise un de ces charmeurs que l'on suit tranquillement et qui vous mènent devant monsieur le curé..." Pour l'état civil il est Roger Joseph Mathieu.

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Un drôle d'univers sucré que Marcelle, la "chti", découvre et donnera à goûter à ses enfants ; toutes ces fleurs de Provence dont elle deviendrait la sève nourricière. A commencer par le premier d'entre eux, une fille, Mireille la bien-nommée en ce pays-ci. Marcelle et Roger dûment épousaillés, accordons à présent à l'enfant le droit de paraître.
Délaissée par sa génitrice dès après sa naissance dans un petit bourg du Nord - Rosendael ("La Vallée des roses") -, elle fut élevée à Dunkerque par sa grand-mère. A cette misère morale vint bientôt s'ajouter la symphonie délétère des canons et des bombes. En une nuit, en mai 1940, la vieille femme et l'enfant perdirent leur petite maison, ce refuge affectif qui avait redonné à Marcelle un sens à son existence. Pour la grand-mère, âgée de quatre-vingt-douze ans, ce fut l'hospice, puis la mort, quatre mois plus tard. Sans ressources, sinistrée et à nouveau orpheline, Marcelle tenta de retrouver sa mère en retournant dans le café où celle-ci était censée oeuvrer en qualité de serveuse. Volatilisée, cette chère maman.
La suite, nous la connaissons : Marcelle débarque à Avignon en 1944, dégote un premier emploi à la mairie où on lui confie le soin d'établir les cartes de tickets de pain, fait la connaissance de Roger, découvre émerveillée l'atelier de son beau-père, près du cimetière de la ville et, éprise autant que rassurée, se laisse épouser, puis devient mère pour la première fois.

Source : E. Bonini "La véritable MM" (Editions Pygmalion)

21:50 Écrit par JCF | Commentaires (2) | Tags : décès, marcelle mathieu, 2016, rosendael, mars |  Facebook |

Commentaires

Salut Mimi
Si ta maman n'a pas le droit au "Paradis je me demande qui pourra le mériter. J'aurai toujours une pensée pour ta Maman car mon anniversaire tombe le 31 janvier, jour de la ste Marcelle. Sincères condoléances Mimi corazón.

Écrit par : Andrès | 20/03/2016

courage........Votre maman aura été super entourée par vous tous....Elle protégera Mireille de la haut....

Écrit par : pierronne | 21/03/2016

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