10/03/2012

Paris en chansons

124909_paris-en-chansons.jpgUne exposition qui intéressera tous les amateurs de chansons se tiendra à la Galerie des bibliothèques de la Ville de Paris (22, rue Malher) du 8 mars au 29 juillet 2012. Juliette Gréco en sera la marraine.
Mireille Mathieu fait partie des très nombreux participants présents dans l'exposition.

Paris en tête

Nous avons tous en tête une chanson qui évoque Paris, quels que soient notre génération et nos goûts musicaux. Selon George Gershwin, « il n’y a que deux sujets de chansons possibles : Paris et l’amour », deux sujets d’ailleurs souvent associés… Du XVIe au XXIe siècle, les chansons sur Paris forment un corpus considérable, de plusieurs milliers de titres. Quelles images de Paris nous renvoient-elles, quelle réalité, quel imaginaire, quelle vision poétique de la Ville véhiculent-elles ?

Le long des rues de Paris

Si le thème parisien s’exprime déjà dans la chanson de Clément Janequin, Les cris de Paris (vers 1520), il connaît un essor considérable et multiforme à partir du XIXe siècle et demeure, encore aujourd’hui, un sujet de prédilection pour des artistes très divers. Certaines chansons se font l’expression de l’amour porté à la ville, patrie d’origine ou d’adoption – J’ai deux amours…-, ou de la nostalgie d’un Paris perdu – Où est-il donc ? – voire disparu. On célèbre le ciel de Paris, ses saisons, ses heures, de l’aube à la nuit. Paris est d’évidence la ville des
amours, naissantes, meurtries ou défuntes.
La Seine, les quais et les ponts sont chantés pour leur beauté, leur histoire, leur romantisme, tour à tour lieux sentimentaux par excellence et lieux de la misère humaine.
Il n’est pas un quartier de Paris qui ne soit le sujet ou le cadre d’une chanson, selon une tradition mise en place à la fin du XIXe siècle par Aristide Bruant – À Grenelle, À Batignolles, À la Bastille, etc.-. Les chansons dressent une véritable cartographie des rues de la capitale,
qu’il s’agisse d’exprimer l’esprit d’un lieu ou simplement de localiser une aventure.
L’omniprésence des quartiers à forte identité culturelle ou sociale, Montmartre, Pigalle, la Bastille, Saint-Germain-des-Prés, n’exclut pas les rues moins typiques, du coeur de la cité à sa périphérie. Et parfois, par une imprégnation durable de la mémoire collective, la chanson contribue à entretenir l’image mythique de certains quartiers de Paris, rue de Lappe ouPigalle par exemple, en décalage avec leurs évolutions actuelles.

Un Paris mythique


S’inscrivant dans une tradition littéraire du XIXe siècle, la chanson nous propose une physiologie des Parisiens, souvent moqueuse, parfois contestataire : le gamin de Paris, la Parisienne, mais aussi les filles perdues, les marginaux ou les exclus. Enfin, la vie quotidienne à Paris, des moyens de transport, en particulier le métro, aux plaisirs nocturnes, est une source d’inspiration privilégiée.
On ne pourra qu’être frappé par la permanence ou la récurrence de certains de ces thèmes, comme par exemple la filiation qui relie Paris à cinq heures du matin, écrit par Marc-Antoine Désaugiers en 1802, à Il est cinq heures, Paris s’éveille chanté par Jacques Dutronc en 1968. La variété des types de chansons – romances sentimentales, chansons réalistes, poétiques, engagées ou chansons comiques, parfois très drôles -, comme leurs qualités littéraires et mélodiques, sont à la mesure de ce thème parisien qui a inspiré, à toutes les époques, les plus grandes personnalités.

greco-web.jpgUne collection inédite !


Pour la première fois, une exposition, conçue par deux bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris, la Médiathèque musicale de Paris et la bibliothèque historique, traite ce sujet, associant documents sonores, iconographiques et audiovisuels.
La Médiathèque musicale de Paris a puisé dans ses fonds d’une richesse exceptionnelle, en particulier ses collections de microsillons, des enregistrements rares qui voisinent avec les « standards » incontournables. “La chanson de Paris” devient le prisme de l’histoire de la chanson française, tant il n’est guère d’auteurs, de compositeurs ou d’interprètes qui ne se soient prêtés à ce genre. Provenant également des fonds de la bibliothèque historique et pour les photographies, des collections de l’agence Roger-Viollet, « petits formats », partitions, pochettes de disques, photographies, affiches, estampes, manuscrits, cartes et plans concourent à une évocation en images de l’histoire de Paris, qui fait écho aux chansons et images animées.

Le site internet de l'exposition

Pour préparer ou prolonger la visite ! Créé en partenariat avec Deezer, le site www.chansons.paris.fr enrichit le parcours de l’exposition d’une véritable cartographie sonore de Paris avec près de 200 chansons à écouter, que les internautes pourront retrouver par arrondissement, par rue, par interprète ou par décennie de création des oeuvres.
Ce site, en ligne depuis le 1er mars 2012, offre aux internautes l’occasion de découvrir un corpus de plusieurs milliers de titres de chansons ou de tester leur connaissances musicales.

Source :
dossier de presse

10:23 Écrit par JCF | Commentaires (0) |  Facebook |

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