11.02.2012
1966 - The Fabulous French Singing Star


En 1966, le premier 33 tours de Mireille Mathieu "En direct de l'Olympa" a connu une version américaine sous le titre "The Fabulous New French Singing Star".
Les deux albums nous offrent douze chansons, à la différence que l'album français (Barclay) contient "Celui que j'aime", "Est-ce que tu m'aimeras", "Un homme et une femme" et "Et merci quand même" ; l'album américain (Atlantic) : "Quelque chose de merveilleux", "Je suis là", "Mr. Jack Hobson" et "Je veux".
Une version israélienne proposait les mêmes titres que l'album Atlantic, mais avec une photo différente.
Les quatre chansons absentes sur l'album français sont reprises dans la vidéo plus bas. Je ne pense pas qu'elles aient jamais figuré sur une compilation ou un quelconque 45 tours. Who knows ?

Andrès. - Salut Rico, A cette période "le Moineau d'Avignon piaffait", sans pour autant en avoir les intonations, mais avec la volonté d'une personne mature. Par la suite "tonton Stark" l'a couvée pour la faire renaître à sa véritable personnalité.
Ricochet @ Andrès. - N'oublions pas qu'avant sa rencontre Johnny Stark, Mireille Mathieu avait pris des cours pour piaffer - contre l'avis de son professeur de chant, Mme Collière. Je cite Emmanuel Bonini : "Tu n'a pas la voix de la môme Piaf, pourquoi vouloir à tout prix la chanter ? demande Laure Collière qui devine que Mireille court devant un nouvel échec. L'obstination de Mireille est trop forte : elle chantera Mme Piaf." Mireille a souvent répéter que c'est Johnny Stark qui l'avait formée de la tête aux pieds (il est le peintre, je suis le tableau ; il est le sculpteur, j'était le modèle, etc.). C'est donc Johnny Stark qui lui a créé une personnalité. En l'occurrence on ne peut parle de renaissance mais de naissance d'une personnalité.
Andrès. - Comme chanteuse Mireille est née une première fois avec la personnalité d'Edith Piaf et une seconde fois avec sa propre personnalité grâce à Johnny Stark ; donc dans mon esprit une seconde naissance.
Ricochet @ Andrès. - On ne va pas enc... les mouches, mais ça doit grincer du côté des admirateurs d'Edith Piaf, car la personnalié de Mireille n'a jamais eu un quelconque rapport avec la personnalité de Piaf qui est un produit authentique (lire Emmanuel Bonini "Piaf, la vérité"). Comme signalé, Mireille a forcé sa voix pour pouvoir être proche de Piaf, malgré les mises en garde de son professeur de chant. Johnny Stark y a mis bon ordre avec son "équipe" (Robert Manuel, Jacques Chazot, etc.). Il a fait du bon boulot. C'est au décès de son mentor que la "nouvelle Eve" a forcé non sa voix mais le trait de sa personnalité et a révélé ainsi une personnalité publique ambiguë.
Andrès. - Mireille a forcé sa voix pour pouvoir être proche de Piaf. Oui c'est bien en cela que je fais référence, donc elle ne chantait pas de la même façon, soit une double personnalité. Avec la personnalité d'Edith Piaf : je voulais dire qu'elle était envoûtée par Edith Piaf bien sûr, d'ailleurs j'avais bien précisé qu'elle n'avait pas ses intonations. Par la suite Johnny Stark l'a désenvoûtée en lui donnant sa propre personnalité.
Ricochet @ Andrès. - D'accord sur ces points-là.
Elle. - Mireille change de 'ton' encore aujourd'hui quand elle chante Piaf, et pour ces raisons je n'ai jamais vraiment apprécié ses interprétations sorties du répertoire de Piaf. Je les ai toujours trouvées forcées et nasillardes d'autant plus que ça lui demande maintenant un effort vocal évident pour 'piaffer'. Ric, j'aime bien votre remarque 'une personnalité publique ambigüe', vous pouvez élaborer sur ce point? Je crois savoir ce que vous voulez dire, mais j'apprécierais mieux connaître votre 'slant' (penchant, opinion). :)"
Martine. - Edith Piaf était l'idole de Mireille et donc ce n'est pas étonnant qu'elle l'ait imitée et ait choisi des chansons de son idole pour débuter ! Après, bien sûr, elle s'est forgée sa propre voix et sa propre personnalité grâce à Johnny Stark et son équipe. Je préfère aussi quand Mireille chante ses propres chansons ou dans les émissions télés, quand elle chante en duo. Ca, c'est chouette !
Yves. - Grâce à Stark, Mireille a pu se libérer du fantôme de Piaf (avant d'y revenir, malheureusement, à la fin des années 1980).
Le 25 décembre 1967, Mireille passait à Télé-Dimanche en invitée d'honneur, avant de chanter le soir même à l'Olympia. À cette occasion, Raymond Marcillac lui a demandé de chanter des extraits des ses premiers succès. Puisque c'était Noël, il lui a aussi demandé un extrait du "Noël de la rue", que Mireille avait chanté dans la même émission à ses début. Et là, miracle! Mireille a chanté ce titre à sa façon, sans imiter Piaf. C'était la preuve que Stark avait fait du bon travail, qu'il avait aidé Mireille à conquérir sa propre personnalité plutôt que d'être la copie d'une autre chanteuse.
Les quatre inédits (pour la France) de l'album américain figurent parmi les toutes premières chansons enregistrées par Mireille, avant même "Celui que j'aime" et les autres. Cela se sent, d'ailleurs, quand on écoute "Mr. Jack Hobson", dans un style pseudo-réaliste qui ne lui convient absolument pas : Stark cherchait quel style pourrait aller à sa protégée et a fait quelques "essais" dans des tonalités qu'il a vite abandonnées.
Parmi ces quatre titres, celui qui ressemble le plus à Mireille demeure, selon moi, "Je veux", que j'écoute avec autant de plaisir que "Mon crédo" et "Qu'elle est belle".
Wolfgang @ Yves. - Je ne dirais pas que le style du début de sa carrière, comme tu l'appelles, "pseudo-réaliste" ne convient absolument pas à Mireille Mathieu. Je ne voudrais pas renoncer à des chansons comme "Ne parlez plus", "C'est ton nom", "Quelque chose de merveilleux", "Pourquoi mon amour", "Quelle est belle", "Ils s'embrassaient" et quelques autres qui sont chantées absolument encore sous l'nfluence de son idole Piaf. Il paraît que Mireille elle-même au début de sa carrière voulait chanter de cette manière. Et la preuve que après la mort de Johnny Stark elle a repris ce style, une part du répertoire de Piaf, des chansons à texte (Palais des Congrès 1990) et même la coiffure de ses débuts. Moi, j'aime aussi sa voix basse dont elle se servait beaucoup à ses débuts, p.ex. dans les chansons citées, mais aussi dans "Una canzone", "Je ne suis rien sans toi" etc, etc. Seulement que Johnny Stark lui avait trouvé un autre chemin pour sa carrière - avec des chansons plus légères, plus faciles pour un grand public d'une jeune fille de moins de 20 ans. Il avait des bonnes raisons pour cela. Pour moi personnellement, c'est un peu dommage que Mireille - plus âgée - n'ait pas poursuivie ces deux traces. La chanson à texte - heureusement il en existe quand-même - et des tubes pour le grand public. J'aime aussi quand elle changeait de ton - dans le répertoire de Piaf, parce que cela était dans ses possibilités. Elle avait ces deux voix - grave et légère. (Pour cela j'aime également quand elle chante la musique style jazz - avec le pouvoir qu'elle a dans sa voix !) Opinion personnelle.
Yves @ Wolfgang. - Quand je parle du style pseudo-réaliste, je parle uniquement de "Mr. Jack Hobson". Moi aussi, j'aime que Mireille apporte de la variété à son répertoire. Les chansons "grand public" (en particulier "Mille colombes") sont loin d'être mes préférées. Dans les années 1960, j'adorais "Una canzone", "À coeur perdu", "Adieu à la nuit" et beaucoup d'autres. Dans les années 1970, j'étais heureux qu'elle diversifie son répertoire pour y intégrer des titres plus mûrs, comme "Qu'attends-tu de moi" et "Follement heureuse", ou encore les titres composés par Ennio Morricone, qui ont ravivé mon intérêt pour Mireille. Car j'étais alors adolescent, et sans l'écoute de ces chansons moins "faciles", j'aurais peut-être cessé d'écouter Mireille."
Wolfgang. - Avec le nouveau commentaire de Yves, je vois qu'on n'est pas trop loin quant à la préférence dans le répertoire de Mireille. Et comme Elle, jaimerais connaître mieux ton point de vue sur la personnalité publique ambiguë...
Ricochet @ Elle & Wolfgang. - Tout d’abord je précise que j’aime les interprétations de Piaf par Mireille Mathieu, car elles s‘écartent, dans la mesure du possible de ce qu’à fait Piaf. Dans la mesure du possible, car si rien des chansons de Piaf ne peut la rappeler, autant passer à autre chose.
En ce qui concerne l’ambiguïté à laquelle je fais référence, je ne fais pas référence à la voix mais à la personnalité. En effet durant les 2/3 des années Stark nous avions l’image d’une Mireille Mathieu simple, gentille, soumise, travailleuse et disciplinée dont la seule passion était la chanson.
Dans les années 80, Mireille a montré une autre face de sa personnalité en sortant de sa coquille. Déjà elle devenait plus agressive, plus indépendante et plus sophistiquée. La petite fille gentille passait gentiment au comportement d’une parvenue. Une grande partie du public s’est alors détaché d’elle car - comme ce fut le cas de Linda de Sousa - les gens du «peuple » ne reconnaissaient plus en elle la "petite" qu’ils avaient jadis acclamée.
Johnny Stark mort, Mireille vous retourne le chant… Se révèle alors le visage d’une femme d’affaires plutôt aigrie abandonnant sa chrysalide pour voler de ses propres ailes. Nous sommes dans les années 1990. Nous voici en face d’une femme sophistiquée, capricieuse et exigeante qui n’en fait qu’à sa tête et brise le modèle créé par Stark. Le public français, lui a tourné le dos. L’Allemagne qui est toujours en retard d‘une guerre dans le monde la chanson ne perçoit pas ce changement et veux croire que "Der Spatz von Avignon" est resté fidèle au modèle fabriqué sous un joug assez tyrannique. Mireille y a vu une roue de secours et s’en est emparée comme nous l’avons vu depuis 2005 en exploitant l‘image, entre autres de Florian Silbereisen qui y a mis le holà avant de frôler le ridicule.
L’ambiguïté réside dans le fait que nous tous, qui aimons Mireille, ne la vivons en grand partie qu’au passé. Si nous l’aimons c’est par toutes ces images, vidéos et bandes sonores de la période Stark, la seule qui vaille la peine d’être évoquée. N'aimions-nous pas une Mireille simple, gentille, un peu naïve et innocente à la fois, donc diamétralement opposée à l'image qu'elle nous donne d'elle aujourd'hui où le sourire ressemble à une grimace et la gentillesse à un investissement bancaire ?
Aujourd'hui Mireille donne l'impression d'être devenue une espèce de demi-mondaine qui préfère les honneurs et les boutiques de luxe aux charmes de la scène. Ses principaux sponsors seraient les peuples russe et chinois. Eux aussi, pensent que Mireille est restée fidèle aux premières années du fabuleux Mister Stark.
Wolfgang. - Salut Rico, je pense que d'une part dans ton argumention tu as raison. Que l'image, que Mireille donne d'elle même envers les médias a changé. Elle semble plus aggressive, répète souvent les mêmes histoires, ne semble pas (plus) naturelle. Pour quelles raison - cela serait à demander ou à discuter... Mais d'autre part, je trouve ton argumentation très (trop) dure. Je pense que les disques (son travail!) qu'elle a fait pendant les années après Stark vaillent toujours la peine d'être pris "au sérieux" et sont d'une valeur artistique considérable - au contraire de son apparence envers les médias. Je vois aussi comme toi l'aspect négatif - d'ailleurs, aussi en Allemagne. Sur scène - et on l'a vu ensemble en Allemagne - bien sûr, elle a changé aussi avec les années, mais je trouve toujours qu'il s'agit d'une grande artiste qui sait charmer son public.
Ricochet @ Wolfgang. - As-tu tenu compte de mon introduction qui disait : "En ce qui concerne l’ambiguïté à laquelle je fais référence, je ne fais pas référence à la voix mais à la personnalité" ? J'ai suffisamment dit dans le passé que tous albums français me donnent entière satisfaction. Et j'avais fait l'éloge sur ce blog du concert que nous avons vu ensemble à Düsseldorf en 2010. Pour le reste, il est normal que nous percevons tous la personnalité de Mireille Mathieu d'une autre manière. J'ai émis un avis en répondant à ta question et celle de Elle. Bien que je l'aie émis sincèrement, il ne faut pas le prendre comme parole d'évangile.
Elle. - Merci, Ric. Je comprends votre analyse et je ne la dispute pas - du moins pas encore 
À mon tour de réfléchir... Je pense que le point que vous soulignez très bien est celui d'une image que nous, son public, avons souvent préférée.
Personnellement, je n'ai jamais tout à fait cru à l'image d'une Mireille simple et gentille. Je vois ce que vous dites lorsque vous avancez que Mireille a changé depuis ces dernières années. Elle est plus agressive et plus articulée, sauf comme on vient aussi de le dire, les réponses sont toujours à peu près les mêmes - et ce, qu'importe la question posée - elle répond toujours les yeux levés vers le ciel les mains sur le coeur en chérissant à quel point elle aime faire son métier ! Cela m'agace, comme un grain de sable dans ma bottine de Dr Martens, autrement dit, ça m'énerve et pas juste un peu.
Moi, j'ai toujours voulu croire à une Mireille opiniâtrée et certaine d'elle-même. J'ai toujours osé croire que Mireille savait obtenir ce qu'elle voulait et que Stark n'avait pas sur elle l'emprise qu'on a trop souvent décrite. Je veux penser à une femme indépendante qui sait ce qu'elle veut.
J'ose croire que Philippe Bouvard avait raison dans ce qu'il rapporte dans son livre "Un oursin dans le caviar". Je veux croire que cette femme existe réellement.
Peut-être ce que l'on voit et perçoit aujourd'hui est une femme de 65 ans qui en a marre de jouer l'innocente. Sauf qu'elle sait que c'est ce que son public s'attend d'elle - quoique malgré tout l'image vieilli et se gâte. D'où peut-être les contradictions, les opinions personnelles incongrues au personnage de la petite.
Avouons-le, Mireille a maintenant 65 ans, elle a vécu, elle a aimé - j'en suis certaine - et elle en a vu des vertes et des pas mûres. Elle est une femme qui semble coincée, étouffée, dans une image qui n'a jamais été entièrement la sienne. Il est peut-être trop tard pour elle de s'en sortir. En ce sens là, j'ose croire qu'elle est plus que la somme de ce que nous savons d'elle. Et c'est pourquoi malgré tout je la respecte, qu'importe ce qu'elle fait artistiquement.
Elle m'a toujours semblé comme étant une femme indépendante et, à sa façon, audacieuse.
Ricochet @ Elle. - Mireille Mathieu est un personnage public et c'est en tant que tel que nous pouvons nous permettre d'émettre une impression, une opinion ou un jugement sur sa carrière. Ceci ne porte nullement atteinte à la respectabilité de sa personne dont la vie privée et les pensées intimes ne nous regardent pas.
17:51 Écrit par Ricochet | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : discorico, 1966, fabulous, french, singng star, 33 tours, je veux, jack hobson, je suis là, merveilleux, quelque chose |
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Commentaires
A cette période "le Moineau d'Avignon piaffait", sans pour autant en avoir les intonations, mais avec la volonté d'une personne mature. Par la suite "tonton Stark" l'a couvé pour la faire renaître à sa véritable personnalité.
Bonne journée.
Écrit par : Andrès | 11.02.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Andrès | 11.02.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Andrès | 11.02.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Andrès | 11.02.2012
Répondre à ce commentairebien sur, les 4 titres de l´album version americaine figurent en Allemagne sur le 33-tours "STERN-LP" chez Barclay. Si je me souviens exacte, c´etait le premier "grand" disque de Mireille chez nous.
Amities,
Ulli
Écrit par : Ulli Groh | 11.02.2012
Répondre à ce commentaireRic, j'aime bien votre remarque 'une personnalité publique ambigüe', vous pouvez élaborer sur ce point? Je crois savoir ce que vous voulez dire, mais j'apprécierais mieux connaître votre 'slant' (penchant, opinion). :)
Écrit par : Elle | 11.02.2012
Répondre à ce commentaireBon appétit!
Écrit par : Elle | 12.02.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Martine | 13.02.2012
Répondre à ce commentaireLes quatre inédits (pour la France) de l'album américain figurent parmi les toutes premières chansons enregistrées par Mireille, avant même "Celui que j'aime" et les autres. Cela se sent, d'ailleurs, quand on écoute "Mr. Jack Hobson", dans un style pseudo-réaliste qui ne lui convient absolument pas : Stark cherchait quel style pourrait aller à sa protégée et a fait quelques "essais" dans des tonalités qu'il a vite abandonnées. Parmi ces quatre titres, celui qui ressemble le plus à Mireille demeure, selon moi, "Je veux", que j'écoute avec autant de plaisir que "Mon crédo" et "Qu'elle est belle".
Écrit par : Yves | 13.02.2012
Répondre à ce commentaireMoi, j'aime aussi sa voix basse dont elle se servait beaucoup à ses débuts, p.ex. dans les chansons citées, mais aussi dans "Una canzone" "Je ne suis rien sans toi" etc, etc.
Seulement que Johnny Stark lui avait trouvé un autre chemin pour sa carrière - avec des chansons plus légères, plus faciles pour un grand public d'une jeune fille de moins de 20 ans. Il avait des bonnes raisons pour cela.
Pour moi personnellement, c'est un peu dommage que Mireille - plus agée - n'ait pas poursuivie ces deux traces. La chanson à texte - heureusement il en existe quand-même - et des tubes pour le grand public.
J'aime aussi quand elle changeait de ton - dans le répertoire de Piaf, parce que cela était dans ses possibilités. Elle avait ces deux voix - grave et légère.
(Pour cela j'aime également quand elle chante la musique style jazz - avec le pouvoir qu'elle a dans sa voix!)
Opinion personnelle.
Écrit par : Wolfgang | 14.02.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Yves | 15.02.2012
Écrit par : Elle | 15.02.2012
Répondre à ce commentaireBonne journée. W.
Écrit par : Wolfgang | 15.02.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Wolfgang | 15.02.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Elle | 16.02.2012
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