23/03/2011

Cité des Malpeignés

cité des malpeignésMireille raconte ainsi son déménagement :

"Au dernier voyage, on nous mit dans le charreton, avec les derniers cartons, et notre seul trésor : le phono et des disques de Piaf, de Tino et d'Opéras. Quand on arriva au bout du chemin pierreux des Malpeignés, on découvrir la 'nouvelle cité'."

"A l'école le partage se fit vite : il y avait 'les Malpeignés' et les autres. Et parmi les Malpeignés, les nullités du dernier rang. Ma compagne de banc était la petite Mireille. Comme moi elle n'était pas grande. On portait le même prénom, mais il y avait entre nous une grande différence : son père la battait presque tous les soirs. Il rentrait toujours ivre. Ses cris me bouleversient. Le matin comme moi, elle arrivait en retard à l'école parce qu'il fallait aussi qu'elle s'occupe de ses petits frères. Et elle avait tellement peur des mavaises notes, la pauvre, et d'être encore plus battue, que, quelquefois, elle n'osait plus rentrer chez elle. Alors, je la raccompagnais aussi tremblante qu'elle."

"Grâce à la petite Mireille, j'ai su qu'on avait beaucoup de chance. Chez nous, on se retrouvait tous autour de la table, papa d'un côté, maman de l'autre, mais souvent debout, parce qu'elle voulait que nous mangions bien tous (même si ce n'était que des pommes de terre, s'ingéniant à les faire de différentes façon pour qu'on ne se lasse pas trop) ou bien pour faire têter ou pour langer le petit dernier. Et, se souvenant que sa soeur jadis jouait au violon de jolis petits airs, elle chantait une petite chanson : Mes parents sont venus me chercher/Dans l'dodo où j'étais bien couché/Pour changer ma petit'couche/Essuyer ma petite bouche... On était la famille qui chante, pas seulement à l'église le dimanche. Vivant les uns sur les autres, avec des murs qui transmettaient plus qu'ils n'isolaient, chacun étant au courant de ce qui arrivait à tous. Il n'y avait plus un logement libre à la cité des Malpeignés. C'était un drôle de mélange."

(Oui, je crois - R. Laffont, 1987)

Chez les Mathieu, ça déménage

La véritable Demoiselle d’Avignon, ce n’est pas Marthe Keller, interprète, en 1966, du feuilleton télévisé du même nom, mais la chanteuse Mireille Mathieu. A sa naissance, ses parents habitent un minuscule 2 pièces, route de Morières. L’appartement se trouve juste en face de Notre-Dame de Lourdes où, plus tard, la future chanteuse fera sa communion. Au bout de quelques années, la famille s’agrandissant, les Mathieu déménagent pour un logement préfabriqué du chemin du Mal-Peigné. Ils le quittent ensuite pour un HLM : la Croix des Oiseaux.

La chanteuse offre une villa à ses parents

La chanteuse revient souvent dans sa ville, notamment route de Morières, dans la belle villa que Mireille a fait construire pour ses parents dans le quartier de son enfance, grâce à ses 1ers cachets importants. L’imposante famille s’y retrouve toute entière pour les fêtes de fin d’année. Toute entière, pas tout à fait : le père de la chanteuse, Roger, repose au cimetière Saint-Véran, avenue Stuart-Mill. Il l’avait surnommé la « villa du bon repos ». Il est inhumé dans le caveau familial de la chanteuse, en compagnie de l’imprésario de Mireille : Johnny Stark.

Les adresses avignonnaises de Mireille Mathieu
route de Morières
chemin du Mal Peigné
la Croix des Oiseaux
84000 Avignon
Vaucluse

Lieu d’inhumation de Roger Mathieu et Johnny Stark
Cimetière Saint-Véran
Avenue Stuart Mill
84000 Avignon
Vaucluse

Source : http://news.celemondo.com

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