13/01/2011

LP 1967 - Quand tu t'en iras

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Face A

Quand tu t'en iras (J. Plante / E. Sciozilli)
Alors nous deux (J. Setti / G. Guenet)
Ce soir ils vont s'aimer (Dousset / C. Gaubert)
Géant (A. Pascal / P. Mauriat)
Paris en colère (M. Vidalin - M. Jarre)
Soldats sans armes (M. Vidalin - M. Jarre)

Face B

La chanson de notre amour (P. Sevran / J. Dellemme / V. Laitinen)
Pour une coeur sans amour (M. Vendöme / F. Lay)
En chantant French-Music (G. Ginsbourg / F.  Fumière)
La vielle barque (C. Sarrel / A. Pascal)
En écoutant mon coeur chanter (Jambian)
Adieu à la nuit (M. Vidalin - M. Jarre)

Cover-Fote : W. Bokelberg, Hamburg
Arrangements et direction musicale : Paul Mauriat
Année : 1967
Barclay - Stern Musik

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ammg.jpgCe super 45 tours de 1967 contenait quatre titres : "Quand tu t'en iras", "Alors nous deux", "Ce soir ils vont s'aimer" et "Géant".
"Quand tu t'en iras" et "Ce soir ils vont s'aimer" sont très vite devenus de grands succès.

Mireille était très généreuse en matière de 33 tours dans les années 60 - 70. A l'époque personne ne s'étonnait de la sortie très rapide d'un 33 tours reprenant ces quatre titres et huit chansons qui resteront gravées à jamais dans le coeur de ses admirateurs. Ce 33 tours n'est pas repris dans la discographie française.

Sur la face A, rien n'est à jeter et les cinéphiles seront heureux d'y trouver les deux chansons du film "Paris brûle-t-il", à savoir "Paris en colère" et "Soldats sans armes". Le succès fracassant de "Paris en colère" a fait de l'ombre aux "Soldats sans armes", mais quoi de plus normal puisqu'il s'agit du thème principal du film de René Clément.  
Les fans de l'époque se souviendront du grand succès de "Quand tu t'en iras" que j'ai vu tourner sur des platines là où je m'y attendais le moins. Très bel accompagnement musical de Paul Mauriat. Une nouvelle version (inédite) nous a été proposée en 2002 lors de la sortie de la compilation "Amoureusement vôtre". Une version décevante selon moi, l'accompagnement de Jean Claudric n'arrivant pas à la hauteur du lyrisme de Paul Mauriat. 
J'ai découvert "Ce soir ils vont s'aimer" lors du récital de Mireille à l'Ancienne Belgique (Bruxelles), la chanson m'a plu d'embée. Aujourd'hui encore elle a gardé sa fraîcheur, mais on ne peut parler d'une grande composition de Dousset / G. Gaubert. La chanson disparait d'ailleurs "en fondu", un procédé courant à l'époque mais que j'ai toujours rejeté.
Je n'ai pas entendu souvent "Alors nous deux" ailleurs que sur mon propre électrophone et c'est bien dommage, car cette chanson me plaît énormément : "Alors nous deux, qu'allons nous devenir sans lui - Sans cet amour, premier souffle de notre vie" - [...] - Alors nous deux dans le grand soleil de demain, nous cueillerons - Le bonheur, le bonheur, le bonheur - A pleines mains".
Avec "Géant", un homme est venu dans le grand désert brûlant comme un grain de blé porté par le vent. C'est du Mimi Western par la musique. Je voyais l'ombre de James Dean se profiler tandis quet le disque tournait. Sans doute était-ce à cause du film portant le même titre. Quant au souffle de Mirelle, il aurait désarçonné Calamity Jane.

Venons-en à la face B. La il n'y a non plus rien à jeter. Chaque fois que j'écoute "La chanson de notre amour", je vois l'image de Julie Andrews tendant les bras au sommet d'une montagne de "La Mélodie du Bonheur". Belle chanson dont les paroles sont de Pascal Sevran. 
Si le Mexique a dû vibrer aux premiers éclats de trompette de "Pour un coeur sans amour", j'ai plus personnellement vibré en entendant de sages vérités comme : "l'hiver devient printemps quand on le passe à deux, chaque jour à pour nous des merveilles, nous chantons le bonheur de nos coeurs amoureux." Comme j'étais bien seul à l'époque, je rêvais, rêvais, rêvais... puis ce fut le drame, mais c'est une autre histoire.
La troisième chanson de l'album m'a fait pensé pendant des années qu'il y avait une faute d'impression pour le compositeur : G. Ginsbourg... Ne s'agissait-il pas de S. Gainsbourg ? Eh bien non, j'ai attendu "MM-Avignon" pour en avoir la certitude. "En chantant French-Music" est une belle chanson que je n'ai cependant pas aimée d'emblée. Elle n'a semble-t-il jamais été reprise sur un autre disque/CD.
Arrive ensuite "La vieille barque" qui, à la mort du vieux marin, comme une veuve est restée là, couchée sur le flanc, dans le sable. Souvenir d'école ici puisque chaque élève devait analyser une chanson qu'il aimait. Plutôt que Brel, Brassens, Mouloudji ou Piaf, j'ai choisi Mireille Mathieu. Contre toute attente je n'ai pas pas entendu ricaner autour de moi, il est vrai que le professeur m'a remis discrètement ma copie avec une très bonne note. En voilà un qui comprenait la musique !   
Passons à "En écoutant mon coeur chanter". Je me souviens avoir entendu Mireille répéter cette chanson lors d'un reportage de la radio belge (RTB) qui diffuserait ensuite le concert end direct. Mireille trouvait cette chanson difficile à interpréter. J'ai cru qu'elle faisait des manières, mais non, elle était de bonne foi car elle a dû s'y reprendre plusieurs fois avant que Johnny Stark se dise satisfait. Peut-être est-ce lui qui faisait des manières ? Les Compagnons de la Chanson ont également interprété "En écoutant mon coeur chanté", mais la chanson est sensisblement plus longue car il y a des couplets que Mireille ne chante pas.  
La sixième chanson est "Adieu à la nuit". J'en ai parlé récemment. Je rappelle qu'il s'agit du thème du film "La nuit des généraux", un film sorti lui aussi en 1967.

Vous n'en douterez pas, j'aime beaucoup cet album qui lui aussi ferait le bonheur des anciens et nouveaux fans de Mireille s'il venait à sortir en CD. C'est du 100 % Mireille Mathieu, donc un label de qualité.

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14:30 Écrit par JCF | Commentaires (0) | Tags : lp, disque, 1967, discorico |  Facebook |

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