21/11/2013

Olympia 1967-1968.

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HISTORICO43.jpgOlympia du 14 décembre 1967 au 15 janvier 1968 

Extrait de l'hebdomadaire belge : "Femme d'Aujourd'hui" (1967)

Le miracle, c'est ça : au bout de deux ans d'une vertigineuse ascension, elle reste la même. Seul changement, elle se donne encore plus de mal qu'avant pour tenir et même dépasser ses promesses. Et, quand elle chuchote, minuscule derrière le rideau de la plus célèbre scène parisienne : "J'espère qu'ils vont être contents ce soir..." on a envie de l'embrasser. "Ils", pour elle, c'est, en bloc, tous ceux qui sont dans la salle. Elle les aime, et, plus encore, les respecte. Cela, les spectateurs peuvent le lire dans ses yeux.

Elle était déjà passée à l'Olympia, au début de sa carrière, avec trois chansons, dans un "Sacha Show". Puis, une seconde fois, avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibaut. A présent, elle y est vedette à part entière. Pourtant, cette consécration tant attendue , c'est seulement après avoir conquis une célébrité mondiale qu'elle l'a obtenue. Elle a triomphé aux Etats-Unis plusieurs fois ; en Russie plus récemment, et il y a peut de temps en Angleterre, où elle a fait des émissions télévisées, et où elle a été présentée à la reine Elisabeth. Partout où elle chante, on la reçoit comme un personnage important. Mais, elle, ce qui l'a émue le plus, ce qui l'a fait redevenir toute timide, comme à ses débuts, ce fut justement ce passage à l'Olympia où elle se retrouvait "en famille" comme elle dit, coeur à coeur avec "son" public.

- Eh ! remarque-t-elle doucement, c'est bien au public que je dois d'être là, non ? C'est lui qui m'a adoptée. Sans le public ! pfutt ! il n'y aurait plus eu de Mireille Mathieu après Télé-Dimanche. Il faut bien que je le remercie !

Et, pour dire merci, elle n'a qu'à chanter, comme elle le fait, de toute son âme...

Mireille Mathieu accompagnée par
Fred Farrugia (piano / orgue)
Philippe Combelle (batterie)
Claude Benain (contrebasse)
Fernand Garbasi (guitare)
Gilbert Roussel (accordéon)
Trio vocal (Pierrette Bargoin, Michèle Léger, Claudine Bouffait)
Direction musicale : Paul Mauriat

"Mireille Mathieu en vedette à l'Olympia, c'est un rêve de Johnny Stark mis en musique par Bruno Coquatrix. Voici que cette fin d'année lui permet d'accéder au rang de leader de la chanson populaire française.
Mireille enlève de sa voix puissante et de son corps fragile un spectacle ouvert par un duo qui a fait ses classes chez l'autre Mireille, celle du Petit Conservatoire : Daniel Beretta et Richard de Bordeaux. Au même programme, les Gros Minets animés par Moustache et par Jean Constantin. Michel Delepch, qui enregistre succès sur succès, est une vedette américaine idéale pour la petite Mireille.
Mireille arpente les planches avec une sérénité de vieux routier. Certaines de ses chansons, comme Mon ami Pierrot, sont des petites histoires en musique. En, comble de l'audace, elle n'hésite pas à se déguiser en clochard pour chanter Ma Pomme de Maurice Chevalier, avec la grâce d'un Titi parisien.
Mireille chante aussi ses succès : Paris en colère, La dernière valse, J'ai gardé l'accent, et biensûr Mon credo."

(Extrait de "Olympia - 50 ans de music-hall") 

Robe de scène : Louis Feraud
Coiffure : J.-Y. Elrhodes

Source : "Femme d'Aujourd'hui", n° 1182 (27.12.1967) - Progamme "Olympia". 

historico,olympia,1967,1968

historico,olympia,1967,1968Andres. - Ce qui est bien avec Mireille Mathieu c'est que l'on peut relater sa très longue carrière et recommencer au début sans s'en souvenir, lol. Que peut-on lui souhaiter à l'avenir ? Que les savants progressent vite dans les cellules souches pour pouvoir conserver le patrimoine mondial que sont ses cordes vocales.

Ricochet & Andrès. - Il me semble que la science préserve déjà la qualité des cordes vocales de nos artistes "modernes" puisque nous retrouvons leurs interprétations intactes via le numérique. Le problème qui se poserait si l'on touchait aux cordes vocales directement : sur quelle époque se fixerait-on la préservation ? 1965 - 1982 - 1900 ou 2010 ? Scénario épouvantable selon moi car je ne vois pas ses chansons de la maturité interprétées avec sa voix de 1965 et vice versa (sauf pour le souvenir...). Avec le temps tout va et l'artiste disparaît avant voix (du moins en général). Souvenons-nous qu'il y a eu la période "iode" - un vrai miracle pour les artistes puisque la voix s'en trouvait bonifiée. Hélas le produit est cancérigène, il a donc fallu arrêter. Il reste à la science à trouver un principe similaire permettant sinon de garder une voix intacte, du moins de l'améliorer quelque soit l'âge que l'on ait. Un petit vin chaud peut-être ou quelque alcool sec ? Les lendemains de fête, ma voix semble toujours plus puissante et bonifiée... Mais à éviter absolument, l'alcool tue aussi.

13:55 Écrit par JCF | Commentaires (0) | Tags : historico, olympia, 1967, 1968 |  Facebook |

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